Sandrine Thommen, Kyoto été 2013

Été 2012 – Florent Chavouet

« Quels que soient le décor, le contexte et les humeurs, il y a beaucoup de lieux qui inspirent la création, mais finalement peu qui la permettent réellement. C’est un équilibre compliqué entre conditions matérielles et liberté spirituelle.
Loin des résidences « d’entre artistes » et des murs institutionnels, la villa Barbery, est une maison japonaise, dans un quartier japonais, au Japon. Et c’est tout ce que peut désirer un esprit souhaitant comprendre l’âme du pays ou du moins de Kyoto.
Elle offre la simplicité d’un foyer authentique, le confort d’une situation toujours rare, celle de vivre au Japon, et le luxe d’un regard quotidien sur le Daimonji.
Elle fut pour moi le privilège de pouvoir dessiner le Japon au Japon, l’attache et le repère qui permettent de partir, revenir, définir mes pérégrinations du jour et conclure mes impressions du soir.
 »

Été 2013 – Sandrine Thommen

« Je rêvais de partir au Japon, et mon confrère et ami Florent Chavouet m’a parlé de cette résidence où il avait été accueilli l’été précédent, à Kyôto. Quelques jours et un skype plus tard, Stéphane Barbery acceptait de me confier pendant deux mois les clés de sa belle maison : un lieu absolument paisible et confortable, sentant bon les tatamis et offrant une vue imprenable sur les toits de la ville et les montagnes de l’est… un point de départ idéal pour explorer pleinement et librement Kyôto et ses alentours…! »

Été 2014 – Romain Delamart et Émilie Hirayama, étudiants en design

« C’est une grande chance que de pouvoir rester suffisamment longtemps dans un lieu au point que celui-ci nous devienne familier. Vivre dans une ville, y habiter c’est avoir la possibilité d’y faire son quotidien et d’y multiplier ses lendemains, de réitérer ses itinéraires, d’y trouver ses parcours favoris. C’est aussi découvrir, côtoyer et retrouver des personnes qu’on a le temps de connaître. La villa Barbery nous a donné cette chance. Elle nous a offert le temps des promenades quotidiennes à la Kamogawa, la chaleur de nos rencontres avec Yuriko, Ren, Kiki, Toru et Monsieur Komori, la régularité de nos déambulations chez des antiquaires et nos discussions avec des artisans, la joie paisible et l’émotion du recueillement devant les montagnes embrasées d’Obon. Séjourner deux mois à Yoshidayama nous a véritablement donné le sentiment précieux d’habiter Kyôto et d’y prendre notre temps. »

Janvier 2015 – Antoine Bertrand

« Le sanctuaire de Kyoto de Stéphane Barbery fut mon foyer et atelier pendant tout le mois de Janvier 2015.
Avec pour premier objectif de venue une invitation à participer à une exposition collective d’artistes japonais, spécialisés dans les techniques de peinture traditionnelle, le projet fut décalé au tout dernier moment de ma venue pour 2016. Dans son écoute et sa confiance, Stéphane m’a permis de modifier ce projet tout en gardant mes dates afin que je puisse profiter de ce changement de programme pour suivre des formations de savoirs-faire artistiques parfaitement bien représentés sur Kyoto.
J’ai pu, grâce à l’atmosphère et à l’espace de sa maison, répéter ces gestes précis pendant tout un mois afin de m’en imprégner et de toucher du bout des doigts l’immensité du perfectionnisme japonais. Ce lieu si particulier, fut un contexte unique qu’on ne trouve qu’une fois et qui amène tout naturellement à la contemplation et à l’étude. Comme une impression de trouver un passage secret vers un autre Japon qui nous appartient pour un temps donné, qui semble sacré et se termine sans trace de frustration mais avec un goût de rareté dont on ne prend la valeur qu’une fois sur le chemin du retour.
Ce fut une expérience enrichissante, personnellement et professionnellement, déjà, Kyoto me manque. Ce n’est que pour mieux y revenir, cela devient une certitude.
Merci pour ce voyage.
 »

Janvier 2015 – Anaïs Chevillard

« Coutumière sporadique de Tokyo, je ne voyais en Kyoto que cette immense ville musée fière de son patrimoine, mais dont l’âme, de part l’affluence des touristes, et la capacité des Japonais à confiner ses visiteurs dans un cercle confortable et hermétique, était difficile à cerner, voire un peu froide de prime abord, contrairement à sa joviale voisine Osaka.
Vivre un mois au pied du Daimonji a changé ma vision des choses.
Notre plan était d’ étudier les techniques du Nihon ga ( la peinture traditionnelle Japonaise), en allant rendre visite à plusieurs artistes que nous avions auparavant rencontré en France, en enquêtant sur la nature des matériaux utilisés, en allant par exemple visiter des fabriques de Sumi (encre de Chine) à Nara, et de prendre le temps de mieux connaître Kyoto, donnant ainsi un cadre historique et logique a notre quête de savoirs-faire.
Et puis jour après jour, les merveilleux jardins invitant à la contemplation, la maison de monsieur Barbery, havre de paix rempli de délicates et fragiles œuvres d’art invitant à l’étude, le gré des rencontres, la subtile teinte de kansai derrière ce voile de froideur, c’est finalement nous qui nous sommes harmonisés avec Kyoto, au point qu’il nous a fallu nous promettre que l’on reviendrait pour se consoler de partir !
Je ne remercierai jamais assez Monsieur Barbery pour cette expérience unique !
 »

Été 2015 : Maud Leclair et Nessim Cohen, étudiants chercheurs en Sciences Politiques et Histoire de l’Art

« Notre séjour dans la villa Barbery vient de s’achever : difficile de capter dès maintenant l’ampleur de ce que nous avons reçu pendant ce séjour extraordinaire. Une chose est sûre, ce moment va redéfinir l’orientation de nos projets à venir !

L’un des points essentiels de cette résidence fut pour nous l’accès à la riche bibliothèque de Stéphane Barbery : elle nous a permis d’accompagner, en amont ou en aval, la plupart de nos expériences, de la représentation de Nô en passant par la calligraphie et les ouvrages sur le bouddhisme. Comme nous en avions le projet, ce séjour ne fut donc pas une aventure touristique mais un moment intellectuel et artistique d’immersion et de recherche approfondie.

La villa Barbery n’est pas seulement un lieu charmant, c’est une précieuse passerelle vers la culture japonaise. Grâce à la longueur du séjour et grâce aux contacts sur place de Stéphane Barbery, nous avons pu faire de belles rencontres hors des sentiers battus du tourisme. Ce fut pour nous une des clés pour un séjour riche culturellement mais aussi humainement.

La résidence Barbery est une opportunité rare, à ne rater sous aucun prétexte ! »