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Quand on a de la chance, on la partage.

J’ai accès à deux Sanctuaires.

L’un à Kyôto où je vis principalement. Qui me permet d’accéder à la beauté pure, hors temps, qui y reste encore, ignorée ou exotisée par l’Occident : notamment celle des jardins, de la cérémonie du thé, du nô, de la calligraphie, du shakuhachi et de l’ensemble des artisanats traditionnels qui sont associés à ces arts.

Cette beauté-là, aujourd’hui en déclin, en survie, a traversé les frontières et les siècles. Elle mérite de traverser d’autres frontières, d’autres siècles. D’être intégrée par les artistes occidentaux d’aujourd’hui et de demain à leurs sources traditionnelles d’inspiration pour créer des œuvres plus fortes encore.

Le deuxième Sanctuaire se situe à Manigod près d’Annecy. Face à un paysage de montagnes parmi les plus beaux du monde.

Voici mon projet : accueillir dans ces Sanctuaires des artistes, des chercheurs, de toutes nationalités, pour qu’ils puissent promouvoir la beauté universelle qu’on trouve à Kyôto et à laquelle des touristes qui auraient pourtant fait le voyage n’ont en général pas accès faute de temps, de traducteur, de réseau ad hoc.

L’idée est de créer dans le Sanctuaire de Manigod, une petite ambassade culturelle de Kyôto (bibliothèque, objets, calligraphies, pièce et instruments pour la cérémonie du thé, jardin, musique) qui accueillerait régulièrement des maîtres japonais (de thé, de nô, de calligraphie, d’arts traditionnels). Ces derniers pourraient faire la découverte du meilleur de la France (auquel ils n’ont pas accès en général en tant que touriste disposant de peu de temps), tout en permettant à un public européen de découvrir leur art et de s’initier à la beauté qu’on trouve à Kyôto.

Le Sanctuaire de Kyôto étant inoccupé lors de ma présence à Manigod, il est mis à disposition d’artistes et de chercheurs qui pourront profiter de ce temps de résidence (de quelques jours, à deux mois pendant l’été) pour apprivoiser dans les meilleurs conditions possibles Kyôto, puis en retranscrire ce qui y brille pour eux dans leurs travaux et leurs œuvres.

Le Sanctuaire de Manigod pourra également servir à des artistes et chercheurs qui auraient besoin d’une forme de « retraite » sereine, au sommet d’une montagne, face au grandiose, pour terminer un travail ou avancer un œuvre (dans l’esprit du projet général des Sanctuaires).

Le principe de la résidence dans les Sanctuaires est bien entendu la gratuité.

Ce dispositif étant une initiative personnelle, menée seul, les artistes ou chercheurs devront naturellement prendre en charge leur transport et leurs frais de séjour.

Vous pouvez consulter :