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L’Envers du Code


Que devrait penser un psychologue en écoutant un discours de ligue de vertu à la parfaite rhétorique de procès-verbal ? Devrait-il à tout le moins lever un sourcil en suspectant l’anguille sous la roche ?

S’il se souvient de Totem et Tabou, il sait qu’il n’ait nul besoin d’interdit sans la pression d’un désir prohibé permanent. Or l’injonction « tu dois » (la déontologie c’est le discours sur les devoirs) n’est que la formulation positive d’un interdit. Par conséquent, la table de Moïse des psychologues peut être lue dans son envers radiographique comme la collection des désirs condamnables constamment à l’œuvre pour qui revêt le manteau psy.

C’est à une lecture de cet envers que je vous invite ci-dessous. De l’envers et du non-dit qui se déploie dans une libre-association personnelle. A partir d’une lecture ligne à ligne, mot à mot pour les mots-clés du préambule, du code de déontologie de 1996.

Cet inconscient du texte n’est pas sa vérité, son décodage exclusif. Il est juste l’un des pôles qui met en tension ce dont il est question quand les psychologues évoquent la déontologie. Précisément la tension qui rend la pratique vivante c’est-à-dire parfois source d’angoisse. Tension dont le risque inquiétant viendrait du déni de son existence, du refoulement de sa permanente actualité.

Code

Derrière sa vocation nomographique première, le mot « code » n’échappe pas à ses échos sémantiques :

On peut bien avoir son code (qui n’est pas toujours d’honneur), pour le permis, il faut aussi passer la conduite.

Briser, craquer le code, c’est l’objectif du cryptographe. Le découvrir, de Champollion et par ricochet de Freud et sa descendance.

Un « craquage sans conduite » pourrait-il constituer une définition de la formation des psychologues ?

Déontologie

Un must have des années 80.

Un mixte entre morale chic, scientifique, avec un soupçon de terminologie médicale. Contre-coup de la disparition idéologique de la dialectique marxiste (la marche historique des exploités dont n’a jamais fait partie la profession) et pour ne pas laisser le libéralisme face à lui-même.

Non pas morale ou éthique, car il s’agit de normer une transaction : de l’argent circule, le sien ou celui de la collectivité. On peut se faire rouler, il peut y avoir malfaçons. D’où la nécessité de rassurer le marché. Lui permettre de se plaindre en cas de tromperie sur la marchandise.

Comme si l’impératif catégorique kantien ne suffisait pas. Et effectivement l’impératif catégorique ne suffit jamais face au désir.

Le respect de la personne humaine dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.

Cet envol n’est pas un interdit, pas un devoir. Mais un axiome principiel formulé sous forme d’évidence.

Si on la lit et la relit, cette phrase ne veut rien dire. Or comme il s’agit de la fondation de la profession, il y a de quoi être inquiet.

Or, elle emprunte le formalisme des déclarations universelles pour tenter de se donner une parure de sérieux mais que dit-elle au fond ?

Respect

On peut trouver à tout le moins une triple dimension au « respect » :

- Déférence, reconnaissance, on baisse la tête comme un noble devant un autre à Versailles, on se garde à vous pour un salut militaire hollywoodien.

- Tolérance : indulgence devant une altérité qu’on ne comprend pas, qu’on méprise comme une nuisance bénigne, de mauvais goût ou d’un vice qu’une société donnée s’accorde à reconnaître comme irréductible : les maisons de tolérance ne sont plus aujourd’hui tolérées.

- Assujettissement, soumission à l’autorité : on respecte ses parents. La loi. On s’y conforme.

Le respect peut-il être une fondation authentique ?

Personne humaine

On sent là une périphrase anti-machiste. Sauf qu’elle introduit un terme à double connotation négative :

- personne comme nobody.

- personne dans son sens étymologique de porteur de masques, c’est-à-dire de construction sociale – ce contre quoi précisément en vérité le psychologue se bat avec les sujets qu’il reçoit et qui veulent se débarrasser de leurs masques de persona pour atteindre à leur vérité de sujet. (Mais sujet est-ce un si bon terme que cela : le sujet politique est le vassal d’un souverain…).

Dimension psychique

Que le psycho-logue s’occupe du psych-ique, merci, bravo, on s’y attendait. La collectivité à laquelle s’adresse ce texte mériterait quand même un début de définition.

L’être humain est-il pluridimensionnel ? Quelles sont les autres dimensions ? Somatique ? Economique ? Religieuse ? Pour quelles interactions ? Quelles frontières ?

Cette affirmation principielle n’est-elle pas lourde de positions philosophiques discutables : dualisme à tout le moins. Bref, la dimension psychique, n’est-ce pas une âme désenchantée, scienticisée par une référence grecque philosophiquement légitimante ? Autrement dit un artefact de communication : un slogan.

Quel signifié pour ce signifiant ? Quel est l’objet spécifique de la psychologie ?

Droit

Le respect, un droit ? La formulation est malheureuse et pointe la transgression permanente. Car c’est le droit qui implique qu’on le respecte. Insister sur le respect du droit, poser le respect comme droit, c’est reconnaître que le droit n’est pas respecté.

Deux questions alors :

- Quel est le droit princeps attaché à la « dimension psychique » qui implique un respect avant le respect lui-même ? En quoi la dimension psychique diffère-t-elle du sujet du droit dont il est question dans les déclarations des droits de l’homme ? La « dimension psychique » est-ce autre chose que ce qui constitue « la personnalité juridique » du droit ?

- Qui, où et dans quelles circonstances, ne respecte pas la « dimension psychique de l’être humain » aujourd’hui ? Comment manquer de respect à quelque chose qui n’est pas défini, caractérisé ? Faut-il entendre que la dimension psychique serait la personnalité morale « intime », l’en deçà du droit ? Est-ce la protection de la sphère hyperprivée dont il est question ? De l’inavouable ? De la jouissance à la pensée délinquante ?

Il y aurait alors un certain humour à garantir en termes légaux le respect du désir de transgression.

Et puis encore : quel devoir attache-t-on à ce droit ? Celui de le reconnaître à l’autre ?

Inaliénable

Faust, tiens-toi le pour dit : il est interdit de vendre ton âme.

Or l’objet de la psychologie, c’est peut-être précisément cela : l’aliénation. La douleur jouissante à être aliéné à l’autre. A satisfaire le bon plaisir de l’autre comme prix d’un confort de routine, pour échapper à l’angoisse infantile de ne pas avoir d’enveloppe.

Du coup, le désir secret, c’est peut-être de rendre l’aliénation inaliénable. Dans cette formulation, un indice à cette aspiration ?

Règle professionnelle

Cette précision est importante car elle limite le champ d’application des principes énoncés. Ce n’est pas comme un philosophe qui ne peut fermer la porte de son cabinet de travail et cesser d’être philosophe.

Il s’agit ici des règles de bonne conduite professionnelle.

Peut-on y lire la trace d’un esprit corporatiste et de sa contradiction : peut-on à la fois déclamer de l’universel et se limiter à du particulier, aux bornes d’une prestation rémunérée, d’une activité économique ?

Titre de psychologue

La notion de titre renvoie à un triplet :

- titre de noblesse et l’abolition des privilèges

- titre de propriété

- titre et faisant fonction : comme les grades de l’armée ou la hiérarchie médicale.

Car tout l’enjeu est là : tout le monde sait que le titre n’est pas le garant de la capacité à faire fonction. Chaque psychologue sait que sa formation universitaire n’a rien à voir avec sa fonction.

Et pourtant les prétendants sans titre au « faire fonction » sont trop nombreux pour qu’on leur laisse l’opportunité d’envahir le marché. Et ce protectionnisme économique est en outre très réellement justifié par la nécessité d’empêcher les escrocs de nuire.

Tous les métiers sont confrontés à la question de l’imposture.

A l’imposture de leur formation initiale.

A l’imposture de leur pratique débutante.

A l’imposture de leurs canards boiteux qui découvrent pendant leur formation ou lors de leurs premières années de pratiques que ce métier ne leur correspond pas et qui n’ont pas les ressources personnelles ou financières pour en tirer les conséquences.

A l’imposture des personnes usées ou qui pour des raisons personnelles ne sont plus en état de faire fonction.

A l’imposture de ceux qui décident d’assumer cette imposture, qui, passé le danger d’avoir été pris en défaut, ont acquis avec le temps une position de pouvoir dont ils comptent tirer des rentes à la hauteur des efforts investis, et qui avec une certaine haine de soi se feront les agents formateurs de l’imposture.

A l’imposture du savoir infiniment imparfait de toute discipline, au décalage entre ce qu’il est possible de faire intentionnellement et ce que la société demande dans les faits – grâce soit rendue à la suggestion et au jargon pour masquer cet écart.

Le code de déontologie est-il un moyen efficace pour les psychologues de lutter contre cette imposture ou contribue-t-il à masquer l’importance de l’enjeu au sein de la profession ?

En ne nommant pas son objet comme s’il relevait de l’évidence, et ce afin d’éviter des crises fratricides internes (mais peut-on considérer comme « fratrie » un ensemble de groupes sans filiation commune ?), le code, en l’état, ne transforme-t-il pas une promesse de bonne conduite en un « circulez ya rien à voir » alors que la position morale, universalisable, devrait être plutôt un appel à interpellation publique sur l’objet, les missions, les méthodes des psychologues ?

La question de l’imposture pour les psychologues n’est-elle pas encore accrue par leur mission qui est précisément de pressentir et de défaire la duplicité, l’aliénation ?

Quels que soient leur mode d’exercice et leur cadre professionnel, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche.

Quelle est la partie commune à tous les psychologues ? Le code de déontologie ? Mais lui-même ne dit rien de l’objet de la psychologie ! S’il s’agit d’une pratique probe et responsable, les principes communs ne sont-ils pas simplement ceux d’une citoyenneté républicaine ? Mais quoi : tout démocrate serait-il alors psychologue ?

Sa finalité est avant tout de protéger le public et les psychologues contre les mésusages de la psychologie et contre l'usage de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.

Question candide : cette protection est-elle logiquement possible sans que la psychologie soit définie ?

L'adhésion des psychologues à ces organisations implique leur engagement à respecter les dispositions du Code.

Moins d’un septième de l’ensemble des psychologues français fait partie d’une organisation. Le code en l’état est donc optionnel, un engagement personnel, jamais formel, public. Une étape transitoire, donc, à laquelle voudrait contribuer cette lecture de son envers implicite.

TITRE I- PRINCIPES GENERAUX

La complexité des situations psychologiques s'oppose à la simple application systématique de règles pratiques. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants:

Molla lex sed lex

Rassurons-nous, tout ce qui suit c’est bien joli mais yaura toujours moyen de s’arranger si le psychologue accusé n’est pas trop débile.

1/ Respect des droits de la personne

Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il n’intervient qu'avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Réciproquement, toute personne doit pouvoir s'adresser directement et librement à un psychologue. Le psychologue préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

1/ Droit seigneurial au Paris-Match

Le psychologue comme tout être humain rêve d’aliéner et de dominer autrui. Il désire s’imposer autoritairement aux autres sans leur demander leur avis parce qu’il sait ce qui est bien pour les consultants qui de toute façon n’y connaissent rien et à qui il faut toujours tirer les vers du nez.

Il prend plaisir à parler et rire de tout ce qui est croustillant à ses proches, amis et collègues. Il désire montrer aux autres combien il est brave par le récit des horreurs de la vie des autres. Sans compter que ça soulage toujours de l’angoisse à se trimballer ça seul.

2/ Compétence

Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d'une formation continue et d'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

2/ Droit à la Paresse

Après en avoir sué pour ses études et pesté contre les ponctions de son analyste sur son chiche salaire de débutant, tout psychologue désire glander en faisant des siestes silencieuses dans son fauteuil en attendant la retraite. Il n’investira dans une supervision que pour obtenir un label AOC.

Un psychologue peut tout faire et n’importe comment parce qu’après tout c’est juste des mots et que si ça foire ça sera toujours la faute du consultant.

3/ Responsabilité

Outre les responsabilités définies par la loi commune, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Il s'attache à ce que ses interventions se conforment aux règles du présent Code. Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le psychologue décide du choix et de l'application des méthodes et techniques psychologiques qu'il conçoit et met en oeuvre. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels.

3/ Je m’en foutisme

S’il arrive quoi que ce soit, ce sera pas de la faute du psychologue mais de son inconscient – et il n’y a pas d’UV d’examen d’inconscience pour obtenir le diplôme - ou la faute de ceux qui l’ont mal formé. Et puis d’abord on peut toujours se tromper : ni responsable ni coupable.

4 / Probité

Le psychologue a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles. Ce devoir fonde l'observance des règles déontologiques et son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts.

4/ Vice et perversion

La lutte contre la jouissance à tromper et faire souffrir l’autre pour lui montrer le pouvoir qu’on a sur lui, c’est vraiment dur.

5/ Qualité scientifique

Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction. Toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l'objet d'un débat contradictoire des professionnels entre eux.

5/ Perlimpinpin

La psychologie c’est du vaudou placebo. La religion contemporaine étant en blouse blanche, il faut liturgiser tout ça à coup de statistiques et surtout ignorer ce que raconte l’église d’à côté parce que comment faire confiance à des apostats qui n’ont pas la vraie foi.

6/ Respect du but assigné

Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. Tout en construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue doit donc prendre en considération les utilisations possibles qui peuvent éventuellement en être faites par des tiers.

6/ Copyright sur le jargon

Le psychologue veillera à l’exclusivité de son sabir parce qu’il faudrait pas que des ignares le copient.

7/ Indépendance professionnelle

Le psychologue ne peut aliéner l’indépendance nécessaire à l'exercice de sa profession sous quelque forme que ce soit.

7/ Pot-de-vin

La faute aux impôts et au rallongement de la durée d’études des enfants. Et puis ya parfois des supérieurs dont le pouvoir de nuisance fiche vraiment la trouille.

CLAUSE DE CONSCIENCE

Dans toutes les circonstances où le psychologue estime ne pas pouvoir respecter ces principes, il est en droit de faire jouer la clause de conscience.

L’ouverture de l’inconscient

Quand on a suffisamment de pouvoir pour le faire, c’est bon de s’accorder une pause en disant « pouce je joue plus ».

TITRE II - L'EXERCICE PROFESSIONNEL

CHAPITRE 1

LE TITRE DE PSYCHOLOGUE ET LA DEFINITION DE LA PROFESSION

article 1

L'usage du titre de psychologue est défini par la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 publiée au J.O. du 26 juillet 1985. Sont psychologues les personnes qui remplissent les conditions de qualification requises dans cette loi. Toute forme d'usurpation du titre est passible de poursuites.

On donne aux psychothérapeutes et à tout concurrent déloyal 100 mètres d’avance et on lâche les chiens.

article 2

L'exercice professionnel de la psychologie requiert le titre et le statut de psychologue.

Faudra penser un jour à créer une appellation comme « docteur », « mon capitaine » ou « madame la duchesse » car, les psycholinguistes le certifieront, de la même façon que la fonction crée l’organe, un mot pose un « titre ».

Pour la statue, préférer le marbre.

article 3

La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur la composante psychique des individus, considérés isolément ou collectivement.

Comme la phrase du préambule est pas claire et qu’on en a conscience, on la répète ici parce que la méthode Coué ça marche toujours. Et on ouvre aux groupes parce que qu’on les avait oubliés : les sociologues ne font que comprendre le collectif, il faut bien quelqu’un pour intervenir en son sein. C’est un marché après tout.

article 4

Le psychologue peut exercer différentes fonctions à titre libéral, salarié ou d'agent public. Il peut remplir différentes missions, qu'il distingue et fait distinguer, comme le conseil, l’enseignement de la psychologie, l'évaluation, l'expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, etc. Ces missions peuvent s'exercer dans divers secteurs professionnels.

Macédoine, couteau suisse et patchwork. Un psychologue peut tout faire. Mieux qu’un VRP multicartes !

CHAPITRE 2

LES CONDITIONS DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION

article 5

Le psychologue exerce dans les domaines liés à sa qualification, laquelle s'apprécie notamment par sa formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie, par des formations spécifiques, par son expérience pratique et ses travaux de recherche. Il détermine l'indication et procède à la réalisation d'actes qui relèvent de sa compétence.

Méthode Coué du principe de compétence.

La redite pointe que c’est souvent tout l’inverse. Parce que sinon, quel sacerdoce !

Ne pas oublier non plus que ce type de déclamation sert de point de levier dans les négociations salariales ou pour justifier de ses honoraires.

article 6

Le psychologue fait respecter la spécificité de son exercice et son autonomie technique. Il respecte celles des autres professionnels.

Pour pas qu’on lui cherche des poux, faut pas en chercher aux autres. Chacun chez soi et tout ira bien.

article 7

Le psychologue accepte les missions qu'il estime compatibles avec ses compétences, sa technique, ses fonctions, et qui ne contreviennent ni aux dispositions du présent Code, ni aux dispositions légales en vigueur.

Méthode Coué du principe de compétence. Bis.

Décidément ça doit désirer l’inverse sec !

article 8

Le fait pour un psychologue d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à toute entreprise privée ou tout organisme public, ne modifie pas ses devoirs professionnels, et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance du choix de ses méthodes et de ses décisions. Il fait état du Code de Déontologie dans l'établissement de ses contrats et s'y réfère dans ses liens professionnels.

Le psychologue est un missionnaire qui prêche la bonne parole de sa bonne conduite. Il doit être son attaché de presse, son publiciste, son chargé des relations publiques.

Question importante : pourquoi la société est-elle à même de soupçonner le psychologue ? Pourquoi la profession n’est-elle pas associée à cette probité responsable et sérieuse ? Simplement parce qu’elle est jeune ? Parce qu’elle est fumiste et non scientifique ? Parce que les médecins ont hérité seuls de la légitimité magique qu’ont laissée les prêtres ? Et dans cette dernière hypothèse, leur légitimité ne vient-elle pas de leur formation doublement caractérisée par : hypersélection et doctorat ?

article 9

Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention. Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Mais son évaluation ne peut porter que sur des personnes ou des situations qu'il a pu examiner lui-même.

Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue rappelle aux personnes concernées leur droit à demander une contre-évaluation. Dans les situations de recherche, il les informe de leur droit à s'en retirer à tout moment. Dans les situations d’expertise judiciaire, le psychologue traite de façon équitable avec chacune des parties et sait que sa mission a pour but d'éclairer la justice sur la question qui lui est posée et non d'apporter des preuves.

Le psychologue s’efforcera de traiter les personnes qu’il voit au moins aussi bien que des souris de laboratoires (on fait pas d’omelettes sans casser des œufs : la gloire tribale – et l’obtention d’un post tranquille à la fac, ça se mérite). Face aux patients, il essayera de pas trop en dire car sinon son pouvoir de suggestion placebo décroît. En cas de questionnement légitime, utiliser la technique efficace du retournement de la question.

Comme c’est un scientifique, il est certain que 1+1=2 ça vaut sur le papier comme avec les souris mais ça ne mange pas de pain de dire que tout est relatif. Même Einstein le dit !

article 10

Le psychologue peut recevoir, à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi. Son intervention auprès d'eux tient compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales en vigueur. Lorsque la consultation pour des mineurs ou des majeurs protégés par la loi est demandée par un tiers, le psychologue requiert leur consentement éclairé, ainsi que celui des détenteurs de l'autorité parentale ou de la tutelle.

Le psychologue qui veut recevoir des mioches, y doit se blinder parce que bon pour leur faire avouer qu’ils veulent tuer leurs parents, autant que ces derniers soient d’accord – et incidemment prêts à payer.

article 11

Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation d’autrui. Il ne répond pas à la demande d'un tiers qui recherche un avantage illicite ou immoral, ou qui fait acte d'autorité abusive dans le recours à ses services. Le psychologue n'engage pas d'évaluation ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il serait déjà personnellement lié.

Comme tout un chacun, le psychologue rêve de pouvoir, d’être le chef de meute, le gourou, l’empereur de l’univers. Il sait que la mafia, les sectes et la raison d’état c’est sexy dans les séries américaines mais que bon c’est risqué.

Si son meilleur ami qui vient de se faire quitter par sa femme parce qu’il a un cancer lui demande du soutien, il l’envoie chez un confrère parce qu’il faut toujours mutualiser le marché et que ce dernier renverra l’ascenseur.

article 12

Le psychologue est seul responsable de ses conclusions. Il fait état des méthodes et outils sur lesquels il les fonde, et il les présente de façon adaptée à ses différents interlocuteurs, de manière à préserver le secret professionnel.

Les intéressés ont le droit d’obtenir un compte-rendu compréhensible des évaluations les concernant, quels qu'en soient les destinataires.

Lorsque ces conclusions sont présentées à des tiers, elles ne répondent qu'à la question posée et ne comportent les éléments d'ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire.

Hismajesty the psychologue est seul maître à bord. Et ceux qui ne sont pas contents on les passe par-dessus bord.

Il doit cependant faire des factures car sinon le comptable gueule.

article 13

Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal, et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Conformément aux dispositions de la loi pénale en matière de non assistance à personne en danger, il lui est donc fait obligation de signaler aux autorités judiciaires chargées de l'application de la Loi toute situation qu'il sait mettre en danger l’intégrité des personnes.

Dans le cas particulier où ce sont des informations à caractère confidentiel qui lui indiquent des situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d'un tiers, le psychologue évalue en conscience la conduite à tenir, en tenant compte des prescriptions légales en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en danger. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.

Face à une situation où on risque son confort bourgeois, le psychologue désire faire la sourde oreille. Après tout la neurotica freudienne légitime l’idée que tout cela c’est peut être des fantasmes. Et puis ça changerait pas grand-chose puisque leur vie est foutue et qu’on va pas se risquer un procès pour diffamation pour quelque chose que les gendarmes ne pourront pas prouver. Donc penser aux trois singes chinois symboles de la confidentialité psychologique : rien vu, rien entendu, rien dit.

Si ça chauffe trop, mouiller d’autres collègues.

article 14

Les documents émanant d'un psychologue (attestation, bilan, certificat, courrier, rapport, etc.) portent son nom l'identification de sa fonction ainsi que ses coordonnées professionnelles, sa signature et la mention précise du destinataire. Le psychologue n'accepte pas que d'autres que lui-même modifient, signent ou annulent les documents relevant de son activité professionnelle. Il n'accepte pas que ses comptes-rendus soient transmis sans son accord explicite, et il fait respecter la confidentialité de son courrier.

Méthode coué régalienne : le psy est le seul chef à bord. Parce qu’il a bon goût, il sait qu’un ex-libris ça fait plus chic qu’un vulgaire tampon encreur.

article 15

Le psychologue dispose sur le lieu de son exercice professionnel d'une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel, et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.

Le psy c’est pas un clodo et ça défalque ses frais kilométriques sur sa feuille d’impôt. Sans compter que le formica gris des services publics yen a marre : un budget Ikéa ce serait pas du luxe.

article 16

Dans le cas où le psychologue est empêché de poursuivre son intervention, il prend les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle soit assurée par un collègue avec l'accord des personnes concernées, et sous réserve que cette nouvelle intervention soit fondée et déontologiquement possible.

L’avantage pour cette question quand tu meurs accidentellement, c’est que c’est aux survivants de la gérer. Sinon t’envoie chez un copain dont tu sais qu’il sera d’accord avec toi pour reconnaître qu’il s’agit d’un cas impossible et qu’on peut rien pour lui.

CHAPITRE 3

LES MODALITES TECHNIQUES DE L'EXERCICE PROFESSIONNEL

article 17

La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques qu'il met en oeuvre. Elle est indissociable d'une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.

Technique simple : froncer les sourcils (éventuellement déchausser ses lunettes, se pincer la base du nez), prendre un air inspiré, faire « hmm, hmm » et prier pour que l’autre soit dupe. Faut être réaliste : un pizzaiolo ça n’a pas besoin de savoir faire des sushis pour servir des calzones.

article 18.

Les techniques utilisées par le psychologue pour l'évaluation, à des fins directes de diagnostic, d'orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement, validées.

Se rassurer : l’établissement de la norme permettant de savoir comment valider scientifiquement une validation scientifique est toujours en cours de validation scientifique. Les cohortes se succèdent et la caravane passe.

article 19

Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives sur les aptitudes ou la personnalité des individus, notamment lorsque ces conclusions peuvent avoir une influence directe sur leur existence.

Toujours se laisser une issue de secours pour se défausser en cas de besoin. « c’est pas ma faute : c’est scientifique donc relatif, même Heisenberg est incertain ! ».

article 20

Le psychologue connaît les dispositions légales et réglementaires issues de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. En conséquence. il recueille, traite. classe, archive et conserve les informations et données afférentes à son activité selon les dispositions en vigueur. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l'anonymat, par la suppression de tout élément permettant l’identification directe ou indirecte des personnes concernées, ceci toujours en conformité avec les dispositions légales concernant les informations nominatives.

C’est toujours un grand plaisir, comme si l’on était chef de service d’un réseau d’espion, que de donner des noms de code aux personnes qu’on instrumentalise pour se faire mousser. Exemple : renommer votre jeune patiente Antigone Atrides en Nikita ça rend votre article plus agréable à lire.

Si votre ordinateur est connecté à internet en permanence, vous avez intérêt à blinder votre firewall et votre antivirus pour ne pas qu’un troyen spame vos fichiers de compte-rendu à tous vos correspondants. Surtout si l’un d’entre eux est un consultant. Surtout si le message en question vérole sa machine…

CHAPITRE 4

LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES COLLEGUES

article 21

Le psychologue soutient ses collègues dans l’exercice de leur profession et dans l'application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et les aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.

Le psychologue est bon. Il est bienveillant. Bien sûr, s’il y a un problème qui nécessite de prendre du temps sur son week-end, c’est autre chose mais soigner ses relations publiques, c’est soigner sa réputation et son réseau de prescripteurs. Et puis de cette façon, on mutualise la responsabilité, ça peut permettre de la diluer.

article 22

Le psychologue respecte les conceptions et les pratiques de ses collègues pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code ; ceci n’exclut pas la critique fondée.

L’autre est toujours moins bon que soi. Sinon on s’efforcerait d'être l’autre. Mais sauf s’il vient chier sur nos platebandes, on peut ignorer sa bêtise.

article 23

Le psychologue ne concurrence pas abusivement ses collègues et fait appel à eux s'il estime qu'ils sont plus à même que lui de répondre à une demande.

Ya pas de raison pour qu’un marché juteux soit trusté en monopole. Toute entreprise, c’est Dallas. Soyez prêt à être JR, pas Bobby.

article 24

Lorsque le psychologue remplit une mission d'audit ou d’expertise vis-à-vis de collègues ou d’institutions, il le fait dans le respect des exigences de sa déontologie.

Encaisser ce qu’il y a à prendre mais pas mouiller les confrères. Un membre du clan, c’est un membre du clan.

CHAPITRE 5

LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE

article 25

Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie auprès du public et des médias. Il fait de la psychologie et de ses applications une présentation en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.

Le public aime les psychologues comme il aime les astrologues. Statistiquement, Jean-Luc Delarue et le Loft font plus vendre que France-Culture.

article 26

Le psychologue n'entre pas dans le détail des méthodes et techniques psychologiques qu'il présente au public, et il l’informe des dangers potentiels d'une utilisation incontrôlée de ces techniques.

Les magiciens ne dévoilent pas leurs trucs. Les magiciens non-syndiqués sont des escrocs.

TITRE III- LA FORMATION DU PSYCHOLOGUE

CHAPITRE 1

LES PRINCIPES DE LA FORMATION

article 27

L’enseignement de la psychologie à destination des futurs psychologues respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :

- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants dès le début des études,

- s'assurent de l’existence de conditions permettant que se développe la réflexion sur les questions d'éthique liées aux différentes pratiques : enseignement et formation, pratique professionnelle, recherche.

Cette partie du code est réservée uniquement à faire rire les étudiants en psychologie : l’humour est la meilleur défense contre l’arbitraire, les fiefs pervers, l’absurdité kafkaïenne, la perte de temps.

article 28

L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l’endoctrinement et le sectarisme.

Les universitaires se chargent de régler ce problème en amont au moment du recrutement de leurs collègues. Selon la faculté où vous irez, vous aurez toujours le droit à un unique et spécifique discours majoritaire qui vous formera à  coup d’évidence à mépriser les autres discours. L’objectif étant le diplôme, l’étudiant acquiescera.

article 29

L’enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.

Le petit pourcentage d’étudiants masculins demande depuis longtemps que soit fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de la femme.

CHAPITRE 2

CONCEPTION DE LA FORMATION

article 30

Le psychologue enseignant la psychologie ne participe pas à des formations n'offrant pas de garanties sur le sérieux des finalités et des moyens. Les enseignements de psychologie destinés à la formation continue des psychologues ne peuvent concerner que des personnes ayant le titre de psychologue. Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 27, 28 et 32 du présent Code.

Si les frais de déplacement première classe, d’hébergement trois étoiles et de restauration gastronomique ne sont pas couverts, c’est pas la peine d’y songer.

article 31

Le psychologue enseignant la psychologie veille à ce que ses pratiques, de même que les exigences universitaires (mémoires de recherche, stages professionnels, recrutement de sujets. etc. ), soient compatibles avec la déontologie professionnelle. Il traite les informations concernant les étudiants acquises à l'occasion des activités d'enseignement, de formation ou de stage, dans le respect des articles du Code concernant les personnes.

L’universitaire doit se souvenir de ne pas oublier que « ah oui, c’est vrai », il est psychologue. Mais bon, psychologue avant d’être prof ou prof avant d’être psychologue ?

Il négociera l’obtention d’un bon placard fermé à clé pour les mémoires que personne ne lit et pour lesquels il aura passé un accord d’apport d’affaires avec le magasin de reproduction du coin.

article 32

Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation des individus et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans leur maniement (prudence, vérification ) et leur utilisation ( secret professionnel et devoir de réserve ), et que les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et du bien-être des personnes présentées.

Il ne faut pas se priver de l’effet de ce sermon là qui provoque toujours cette suspension religieuse baignée d’effroi avec les Deugs et qui font encore briller les yeux des aspirantes trop sages pour être prises aux rares places de troisième cycle leur donnant droit au titre.

article 33

Les psychologues qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Ils s'opposent à ce que les stagiaires soient employés comme des professionnels non rémunérés. Ils ont pour mission de former professionnellement les étudiants, et non d'intervenir sur leur personnalité.

Le maître de stage est un gourou qui montre à ses poussins ce qu’est la vraie vie. Parfois ça fout les j’tons. Parfois on rigole bien. Le plus souvent ça fout les j’tons.

article 34

Conformément aux dispositions légales, le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d'une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction universitaire. Il n'exige pas des étudiants qu’ils suivent des formations extra-universitaires payantes ou non. pour l'obtention de leur diplôme. Il ne tient pas les étudiants pour des patients ou des clients. Il n’exige pas leur participation gratuite ou non, à ses autres activités, lorsqu'elles ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.

L’enseignant utilisera à titre de compensation les ressources que les services publics mettent à sa disposition pour organiser des formations continues non obligatoires qui lui permettront de financer le remboursement de sa résidence secondaire.

article 35

La validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale se fait selon des modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université, sur les capacités critiques et d’auto-évaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.

Personne ne dira rien quand il est évident que des épreuves qui ne servent à rien et dont le contenu pédagogique est vieux de plusieurs décennies permettent sans trop d’effort d’obtenir des moyennes permettant d’envisager de postuler pour un troisième cycle. Il n’est pas toujours nécessaire de coucher (ou de faire miroiter que c’est possible) mais la déférence mielleuse, l’entregent et l’avalage de couleuvres seront obligatoires pour imaginer pouvoir être diplômé.



Mais ya l'endroit aussi !

Colleville-sur-Mer, mai 2003




 
(c) Stéphane Barbery