Chemins noirs
Et pas après...
crisse la neige
à ma botte

Sur le chemin - frustration sourde -
j'avance seul.

La plage arrière de mon cerveau se
presse contre mon crâne.
Mes molaires luttent contre l'autre,
Et des oiseaux noirs, minuscules,
volettent par bond de cinq mètres
précédant mon désir
d'éclats.

Image qui se déchire comme la mie
d'un campagne,
comme un monochrome sépia,
qui laisserait voir le noir abyssale
où ma phrase sortirait de son état de pattes
pour devenir dernier vol
d'une mouche
dont ce néant serait la fin
et le soleil.