Expirer son dernier souffle.

Comme l'estomac, un pet.

*

Vivre serein

le dos courbé devant le bleu

du froid

*

éternel et syncopé retour

dans le clos tiède, salin, utérin

de ta chair

*

C'est la

larme

qui rigole dans le sourire de tes lèvres

*

Chercher un ersatz de chair

dans le goût de la tourbe,

de la pourriture laiteuse

(odeur d'entre-doigts)

et le jus rouge éthylé-déléthère,

morsure de vieux citron

Chercher la chair

et trouver la tombe.

De la faucheuse.

*

Saisir l'infini;

comme une viande.

*

Agression violence haine

violence irrisée

Et c'est la phrase qui fuse comme l'éclat de la colère

*

Mon poème,

ou des incubations d'../images fixes

*

Ne pas alexandriniser. Ne pas aboyer.

Mais trouver le rythme sec et juste, sous le zéro centigrade

qui ouvre la serre de l'étranglement.

*

Sécheresse de la peau comme cette semence sur les bords de mon nombril.

Trouver ce rythme étrange, fallacieux,

antimatique, où se controuve la tête aux joues rouges,

tête claquée, passant d'une épaule à l'autre,

pour voir son absence de faute

jaillir dans l'innocence.

*

Dans les creux, trouver la raison photographique

que tu plongeras dans le fixateur oculaire.

Brûler les plis de la lettre morte dont on encre les cendres,

au fond du gouffre

ourdie par la mère morte.

*

Boire le lexique et la syntaxe par ingurgitation du monde.

Puis vomir en continu par son cul.

Parce que c'est cela, le conatus du par-au-delà:

un gros coup de feu

*

Toucher ta libide-urbanité

et m'y appliquer comme une poignée de main qui s'étire...

Flux et reflux des mouvements émus de la trachée

qui se serre dans les larmes de tes bras.

*

Liposucer les phrases

et le vide entre deux mots

*

Volutes sonores aux ondes

plaisantes

de rire-sourire-

plaisir

dans les yeux embrassants de

Toi.

*

Gouttelettes-perles sur ton visage

et ta peau sur les gouttes

Suspension

Un hiver éternel, éternelle

la pluie fine

suspendu

le froid

Et le mouvement terrifiant. des gens