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CAMBRURE Statue, là, en jouir, Amante, mon amante, je te parle d'une Statue, là, en jouir. Je ferme les yeux, et, son ici-maintenant éternel, est, plus fort, plus fort en moi quand tes reins se cambrent. Femme-amante, la Statue, là, en jouir, qui s'étire et se tend comme crystal chaud dans l'eau froide Statue infinie, défaitrice de ce que tu ne gagneras jamais, Amante, mon Amante, aux courbes elliptiques, aux seins de caresses : la mort dans l'orgasme, l'Eternité. Mais je triche. Ta cambrure n'est pas le jouir là, comme un roseau de désir. C'est l'étirement de la pureté dont j'ai peur, de ta pureté de femme-vague-feu à jamais suspendue du flux de miel lissé, au sourire mimant l'éclat - comment veux-tu qu'un homme, son torse-équerre, ses angles aigus son sexe droit, ne pleure d'y participer, Amante, mon amante, en t'offrant son plaisir en y souhaitant ton décés. Je t'aime. |