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Le quotidien creuse un sillon sur mon front, ma sueur y dépose le sel, Et personne n'y survivra. Age comme un carquois vide Respirrance. Mon carnet sur la cuisse. Et nuit à 5h. (pm) Pluie. Esprit brouillé par d'alimentaires compromissions. Reste cette fibre, exigeante, comme une artériole aurifère dans un blockhaus de concrétion : Sois ce que tu crées, Et comme un soleil Radioactive ta vie. Ricercar en off Et vue sur la pauvreté du coeur Petite meute autour de soi Et soi dans la meute De la meute au meurtre Juste une question de bi-r De la fleur ou la racine : qui est la fleur ? Vivre comme un Chêne, en s'habillant De bois pour une table De bois pour une chaise De bois pour une statue polie à la paume De bois pour un feu de joie d'hiver De liège pour un bouchon d'eau de vie De capuchons de glands pour faire siffler de rire les enfants De sciure suintant la chaleur d'un pain campayou De feuilles tous les ans dans le feu du bleu du ciel De feuilles vertes et or en amour dans le vent Vivre en Chêne et s'habiller de soi |