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Dico


Invention de fausses définitions à partir de mots rares avec fausse étymologie, fausse(s) citation(s), etc.

Emberlucoquer (s')

Emberlucoquer : Danser, pour un coq dans la basse-cours.
S'emberlucoquer :
a) (XVIIIeme siecle) Se farder a outrance. Agir en libertin
(cit) "M. de Valmont? Mais ne comprenez-vous point qu'il ne s'emberlucoque que pour mieux vous seduire!" (Laclos, Les liaisons dangereuses).
b) (Actuellement) Se perdre dans l'imbroglio des jeux amoureux.
(cit) "A s'emberlucoquer dans de telles histoires, elle y perdra son mari et ses quatre amants! Cinq dites-vous?" (Conte d'automne. Rohmer) S.S.

S'emberlucoquer : user de moyens peu recommandables pour s'approprier une chaine de television. On suppose que ce verbe, apparu tres recemment dans la langue francaise est une contraction de "Berlusconi" et "coquin", mise, bien sur, a la forme verbale et pronominale.
"On souhaiterait que les grands decideurs du P.A.F. ne s'emberlucoquassent point". Daniel Schneiderman, in Le Monde Multimedia - dimanche lundi 17 novembre 1999. M.B.

S'emberlucoquer : prendre conscience d'une bouffee delirante subite caracteristique de jeunes hommes precieux.
"Jack conta au president comment, au cours d'un concert de rap gay, il s'etait violemment emberlucoque'" J. Attali, Les Dessous du Sphinx. S.B.

S'emberlucoquer : (Vieilli) S'amouracher de quelqu'un et entretenir des illusions (cf berlue) quant a la reciprocite de cet amour.
Ex : "C'est au bal du duc de Vermandois que la marquise de Bourbon-Chevreuse s'emberlucoqua du jeune cardinal de Lorraine, bien qu'il fu^t de notoriete commune que celui-ci etait surtout sensible au charme des jeunes seminaristes". (Mademoiselle de La Fayette, "Memoires apocryphes") E.S.

S'emberlucoquer : argot des souteneurs du moyen age ayant contractes la maladie venerienne caracterisee par des cretes de coq. Acte consistant a manger des berlingots pour que cela passe.
"Je m'emberlucoque tellement que mon palais n'est plus euclidien" (traduction moderne du refrain de la geste du souteneur). S.B.

Foraminifères

Foraminifères n. m. pl. : propos de Mickey résigné S.B.

foraminifères, n. m. pl. [1896 (marque déposée) de "forage", "mini" et "(chemin de) fer"] Système de wagonnets de petite taille se déplaçant sur des rails de façon entièrement autonome. Inventés pour le transport de minette dans les mines de fer, les foraminifères furent ensuite largement employés dans les mines de plomb, de crayon et de rien. Leur usage tomba en désuétude durant la seconde guerre mondiale avec le développement des mines sous-marines.
"Les foraminifères seront au XXe siècle ce que le potamogeton a été au XIXe." (G. Eiffel) N.G.

Gniaf

Gniaf : petit bisou dans le cou d'usage courant chez les dinosaures.
"A partir de la legere deformation cervicale de Lucie, on peut emettre l'hypothese que ses dinosaures domestiques lui montraient leur affection par de tendres gniafs" Yves Coppens. S.B.

Gniaf, n.m. (v. 1450, dimin. de "Gnafron", avec influence de "piaf", oiseau ou chanteuse de petite taille). Dans la région lyonnaise, personne disgracieuse et d'intelligence limitée. Synonymes : gnome, gnolu, gnain, gnabot, gniais.
"Ils déambulaient parmi les échoppes bigarrées, les étals odorants et les gniafs assoupis." (V. Hugo, "Notre-Dame de Fourvière")
"Il essayait en vain de l'allumer avec sa pipe de gniaf." (Comtesse M. de la F., "Mon Album") N.G.

Gniaf, n. m. Mythologie. XVIIe, du finois Araagnaf (1256) de Araa "petit" et Gnaf "nain". Dans la reprise ougrienne Agnaf (1334), le préfixe Araa- disparait au profit de sa contraction A-, plus répandue de nos jours (voir Amstraad "petite machine", Agaaric "petit champignon"). Le mot désigne en français un personnage des légendes populaires de Bourgogne, grand comme une main, et qui dispense ses bienfaits dans les maisons pauvres. Le personnage du Guignol lyonnais Gnafron lui aurait emprunté son nom.
Le terme est utilisé pour la première fois dans la littérature par Charles Perrault dans une de ses fables inédites, remise à l'honneur par Bruno Betheleim dans l'essai "Tout n'est pas petit chez les nains des contes pour enfants" - PUF 1963.

Le gniaf qui voulait devenir aussi gros que le vlad

Un crédule nabot clamant son "quoi qu'y gnaf"
Rêvait d'être un jour vlad alors qu'il était gniaf.
La lumière des cieux à peine l'atteignait,
Et d'être si petit, tout le jour se plaignait...

Dans le dictionnaire Larousse du XIXe siècle, le terme figure au milieu d'un inventaire, sous le mot Elfe : fées, trolls, normes, nisses, kobolds, brownies, necks, gniafs, stromkarls, ondines, nixes, kelpies, pixies, goblins, hobgoblins, poukes, banshies. J.B.

Gniaf, n.m. En verlan, signifie 'feignant'.
"Ta mere est tellement gniaf, que quand elle dort, elle reve qu'elle dort, et qu'elle reve qu'elle dort, et qu'elle reve qu'elle dort..." S.S.

Gniaf (n.m.) :
1) Nom générique des culasses des fusils employés par les armées Franco-Britanniques lors de la campagne de Crimée. Les armées Russes, elles, employaient des culasses type Gnoum, qui de prime abord peut sembler être une pâle imitation du Gniaf, mais qui en fait s'en distingue par 3 points essentiels :
a) La rotule de concussion se trouve agrémentée de 6 clavettes à coins carrés et non pas de doubles tourillons comme dans le cas du Gniaf.
b) Le suspensoir s'oriente exclusivement dans le sens de la marche et non pas suivant l'axe Paris-Roubaix.
c) Le Gnoum pousse un petit cri plaintif lorsqu'il est mordu. Le Gniaf, digne, lui, ne dit rien.

2) par extension : Désigne toutes les troupes exotiques ayant participé à la campagne susdite : Les cyclistes décharnés du Mont-Valérien, les Tirailleurs en bande épaisse de Poitou-Charente, les Flics-Flacs de marine aérosthatés, les Bitumeurs de l'enfer, etc ... J.C.V.

Mercaptan

Mercaptan : chaussure de basket pour unijambiste de bonne humeur, utilise dans les traffics en tout genre car dissimulant les formes octogonales.
"Je ne sors jamais sans mon mercaptan suisse sur moi" Exclamation des bouilleurs de crue specialise dans le jus d'escargot. S.B.

Mercaptan : (pharmacopee) anti-depresseur corse a l'usage des meres auxquelles l'amour et le controle de leur progeniture se derobent.
"Comment ne pas souligner ce qui se dit la, en ce lieu pharmaco-logique qui, en toute impudence, associe la force d'un signifiant a la subtilite d'un referent absent ? Le Mercaptan ! Cette impossible et maternelle captation de tout ca, ce leurre infini qui jamais ne s'epuise" Lacan, Seminaire 98 (Post Mortem), Seuil, 203b
Par extension : forme d'utopie qui en est, en fait, le paradigme : se dit de toute intention de bien faire qui n'a aucune chance d'aboutir et se sait telle. M.B.

Mercaptan, n.m.: instrument de navigation utilise jusqu'au 17eme siecle sur les caravelles (du latin "mare", mer et "capio", prendre), servant a recueillir un peu d'eau de mer, afin d'en deduire de par sa coloration et les algues y flottant la position approximative du bateau.

"Le sextant et le compas de Cristophe lui indiquaient qu'il etait au milieu de l'Afrique, tandis que le mercaptan suggerait plutot des eaux s'apparentant aux ruisseaux ou se deversaient les ordures de Madrid... Il decida donc, en desespoir de cause, de carguer le grand hunier et de priver son second d'alcool pour la semaine." (Alain Decaux, "Comment Colomb decouvrit l'Amerique")

"Comme un vol de gerfauts hors du charnier boueux,
Portant sextant, compas, boussole et mercaptan,
De Palos de Moguer routiers et capitans,
Partaient, ivres d'un reve heroique et brumeux."
(Jose Maria de Heredia, premiere version des "Trophees") E.S.

Mercaptan : instrument essentiel pour les navigateurs, d'ou l'expression "partir sans son mercaptan": partir mal equipe.
"Pensez au latex, ne sortez pas sans votre mercaptan" (slogan publicitaire refuse par une marque de preservatifs).
"Je suis partie sans mercaptan, me fiant seulement a mon intuition et a ma connaissance de la mer."
(Florence Arthaud, interview lors de la route du Rhum) J.C.V.

Mercaptan n.m : Designe tout homme dote d'instrument chirurgicaux et de bonnes connaissances en obstétrique, se promenant, de nuit, dans le quartier de Whitechappel, a Londres (tout particulierement a la fin du siecle dernier).
"Ce Jack l'Eventreur est un vrai mercaptan, et je m'y connais !" Surintendant W.H. Goldwins, chargé de l'enquete a l'epoque E.L.

Mercaptan, n.m.
=================== extrait de l'Encyclique a vie de l'uni vert sale', ed.1996.
-1- Deite' marine sulfureuse et nauseabonde qui attrape les marins solitaires dans les filets de son ethylique bagou en leur offrant a credit des verres autour du monde, puis en cherchant a leur vendre comptant large une liqueur permettant de s'orienter sans souffrir et sans boussole dans toutes les conditions meteorologiques voire franchement illogiques, et de garder la bonne direction. Elle est curieusement representee par une tete de mort jaunasse fumant une cornue ou bout un liquide verdatre.
-2- Par ext., nom de cette liqueur franchement imbuvable reserve'e exclusivement aux usages de benediction par les grands pretres mercaptaniques, les Orgasmichiens, qui la brumisent les jours de Saint-Smog en incantant "T'y o al'colle! Sulfur...meeeeercCCCAAA-aaapt'han! Creve'snife'kreve'de'gueueuEUeul".
Ex:
J'ai vu fermenter les cuves immenses, nasses
Ou distille en des jarres tout un Mercaptan !
Arthur Beaurein - Le caveau ivre

"Par Mercaptan, comment leur fourguer cette merde au prix max ?"
LVI, alias le vendeur inconnu.
Anton.: Eau-o-o, ho, H2O. [St.W.]
Syn.: H2S-GPS-Hips!

Etym.: Une legende oubliee racontait que le Dieu Mercure se rendit a la ville du Cap par gros temps, bravant les quarantiemes rugissantes (sic), alors qu'il etait completement pete'. La, il engendra de la cuisse d'un poulet un machin degueulasse, dont il essaya de se debarraser sous l'horrible nom de GPS, et que finalement, il trouva plus facile de vendre a des faiseurs de gros sous, fondant ainsi la mercatique et la Mer Casse-Pied en meme temps, et nous inventant ce breuvage homonyme qui fait perdre le nord et la boule de concert. Cette legende fut ensuite travestie, invertie (par des sucreurs de fraise), et enfin reecrite en une chanson paillarde dont le titre seul est reste': "Mer-Cap-Temps", titre bientot devergonde' en "Mordtatante", puis enfin en "Mercaptan", nom plus propice a fonder la religion de l'entite' hybride connue sous ce nom depuis. En l'invoquant, celle-ci, par l'artifice des vapeurs colorees, developpe un sens aigu de l'adorat. Ses pretres sont choisis parmi ceux qui, a l'issue de sept (7) tours du monde en solitaire sans escale ni bagage, reussissent a vendre contre oboles sonnantes leur culotte, preuve de la puissance de leur preche sur l'odorat de leurs auditeurs. Ces objets de devotion sont ensuite utilises pour y lire le temps, d'ou leur appellation de "cartes pete-tres-haut en projection de Mercator". La communion de pretrise procede d'un etrange rituel dont le seul element qui ait pu filtrer est que chaque disciple doit se munir d'un gourami, le tremper dans un gour, et en faire boire l'eau a un ami proche. Parmi les nombreuses ecoles qui offrent un noviciat, l'ENSCP s'est taille'e une celebrite'. Neanmoins l'Ecole de Seveso, puis les Nettoyeurs Helvetes, lui ont retire' depuis une partie de son prestige. Pour de plus ample information, on consultera a plaisir les ouvrages de Merck, Hoecht, Dupont-de-Nemours, Rhone-Poulenc et plus recemment Amoco.
====================================(c) -6991..2048, les editions Hg de Transe. E.L.

Mercaptan, n.m. (lat. merum captio, piege a merou)
Mollusque gastropode vivant sur les cotes de la mediterranee. Sa coquille aux pointes effillees et venimeuses a longtemps servi a faire des hamecons pour pecher le merou. S.S.

Mercaptan n. m. est un emprunt tardif (1787) au nom du mathématicien et géographe flamand Mercator (1512-1594), fondateur de la géographie mathématique moderne.
Le mot désigne un instrument de mesure de navigation marine qui prend pour base de calcul des distances les tangentielles à l'équateur correspondant aux droites parallèles perpendiculaires aux méridiens, en s'appuyant sur les dérivations concentriques du pôle magnétique par rapport au pôle géographique. On attribue sans preuve l'invention de cet instrument au navigateur anglais James Cook (1728-1779).
"Canailles !... emplâtres !... aztèques !... doryphores !... mercaptans !... iconoclastes !..." (Hergé - Le crabe aux pinces d'or). J.B.

Loxodromie

Loxodromie, n.f. : Maladie du chameau marsien marquée par de l'anxiété lorsqu'il fréquente trop les aéroports. Se calme avec du pain mouillé. On suspecte très fortement E.T. d'avoir été atteint de loxodromie. Le laxatif du même nom n'a aucun lien avec cette maladie. S.B.

Loxodromie, n.f.: Traitebent des inflabations de la buqueuse dasale.
"C'était au beau milieu de la route du rhumb
Le médecin de bord donna son diagnostic
Il fallait opérer mon dahu domestique
Une loxodromie suffit pour qu'il succombe" (T. de Pise) G.E.F.

Loxodromie, n.f. (de l'egyptien Louksor et du grec dromos, course) phenomene de mode apparu en France en 1936 (a l'occasion du centenaire de l'Obelisque de la place de la Concorde) et consistant a organiser de grandes courses automobiles sur de petits circuits (il etait de bon ton qu'un circuit loxodromique encerclat un monument). Cette mode connut un engouement ephemere. ED.L

Loxodromie, n.f. : Maladie qui permet de faire l'intéressant après. Par exemple le palu pour un ancien de l'Indo. L'alcoolisme et la morphinomanie ne sont pas actuellement reconnus comme des loxodromies, même si ils sont réussis. J.C.V.

Loxodromie, n.f. De Loxos, "lombaires" et Dromos "parcours". En kinesithérapie, se dit du mouvement circulaire des mains avec appui prononcé des pouces contre les muscles intercostaux.
"Je sentis sa loxodromie se muer en culodromie, puis en lipodromie, puis en un tourbillon de doigts qui fuyaient la médecine pour se réfugier en moi avec délices." Irène Frain "Masseur" J.B.

Lulu

Lulu, n. m., comportement symptomatique des grands lecteurs bègues qui après avoir fini un livre baillent en écoutant du Charlie Parker (d'où le standart : Lulu baille of Birdland)
"Lulu ? Oui, c'est moi" Bernard Pivot S.B.

Lulu, n. m.
Petit crochet métallique en forme de L, servant à forcer les serrures.
"Chaque fois qu'il sortait son lulu, c'est qu'il préparait un coup."
Albertine Sarrazin - La rafale
Syn. Passe-partout J.B.

Lulu, n. m. (du monégasque Lulutapa : piège à con) : sorte de pédale installée dans tous les casinos pour arreter la roulette au numéro choisi par le croupier.
Encycl. : Le Prince Raignier est un virtuose du Lulu et on ne désespère pas de faire comprendre à son fils l'intêret d'un tel dispositif. J.C.V.

Lulu, n. m.: gâteau sec pur beurre pour bègues; du surnom de Luc Lefebvre-Utile.
"- C'est sec ou coulant l'en-cas qu'a Lulu ?
Est-ce essai sésame, ou moulu LU l'eut ?
- Ma maman m'en fait (féconds confits fit)
et elle a labeur, beurrant ranci, si." (J. Lescure, B.O. 36) G.E.F.

Nilo-charien

Nilo-charien, adj. (milieu XXe siècle de Nilo- "du Nil", et Charif du patronyme de l'acteur Omar Sharif)
Terme utilisé dans le métier cinématographique. Se dit à Hollywood d'un acteur devant porter lors d'une scène filmée les postiches pileux qu'Omar Sharif arbore dans "La fiancée du Nil" (1967). Ce "gag" fut une coutume marquant l'introduction de nouveaux venus dans le milieu du cinéma américain jusqu'au début des années 80.
Le terme a été repris et déformé sous la forme de "Sio-brynérien" (de Sio- "du Siam", et Bryner, du patronyme de l'acteur Yul Brynner) par la nouvelle vague du cinéma égyptien. Il s'agissait ici de raser le crane du comédien à la façon de Yul Brynner dans "The king and I" (1972). J.B.

Nilo-charien, adj. : vocabulaire proustien. Le petit Marcel etait manifestement sourd (sur l'etiologie de sa surdite voir la these d'Octave Nanisme). Lorsque indisposé par une trop grande consommation de patisseries que l'on peut trouver au prix modiqu e de 4 pour dix francs dans tous les bons distributeurs de Gare, il appelait pour qu'on le fit vomir. Sa mere qui generalement recevait ces memes soirs (Sur l'interpretation d'un lien possible entre les deux evenements voir Lacan, les fous de l'Aine) et qui craignait par consequent de tacher sa robe, lui disait : "nigaud, c'est rien".
Mais Marcel etait sourd ou presque et entendait "nilo-charien" qui signifiait pour lui "mais oui je te ferai vomir demain". Quoique sourd, Marcel etait, dit-on, un grand ecrivain : il se permit donc d'en faire un adjectif.
"Qui chie l'eau n'a rien" Remarque perfide de Celine sur Proust. S.B.

nilo-charien, adj.: *1 inform./ Relatif à un pointeur non-assigné de type lettre. "L'utilisation d'un pointeur nilo-charien comme long entier signé donne des résultats imprévisibles" (Kernigan & Ritchie). *2 ling./ Alphabet nilo-charien, contenant une ou plusieurs lettres inusitées, comme le digamma en gr., ou les k et w en esp. "La langue kubu serait-elle nilo-charienne, à l'instar de celle des Papous ?" (M. Appenzzell). *3 ouli./ Relatif au clinamen consistant à compter pour du beurre toute lettre au moins redoublée. Exemple de lipogramme nilo-charien en e: "Portons un bon whisky frais, mais aussi sa purée et trois ou quatre esquimaux, à l'avocat goujat du zoo" (ouvr. coll.). Lorsque l'alphabet au complet est nilpotent, tout palindrome pair s'auto-détruit selon un mécanisme inspiré de Tetris. *4 cuis./(du Perse nîl = bleu) Relatif au charisme d'un Chef de renommée internationale. "Les plats nilo-chariens de Curnonsky ne justifient pas leur prix céphalophtalmique" (A. Allais). G.E.F.

Nilo-charien, adj: terme designant certaines peuplades vivant sur les bords du Nil, au sud de l'Egypte et au nord du Soudan, pres de l'oasis de Char.
"Un bas-relief du temple nubien de Kalabsha atteste de la presence de nilo-chariens parmi les troupes egyptiennes vers la fin du Nouvel Empire." (Chanoine Drioton, "Correspondance")
"Nous fumes attaques par un groupe de nilo-chariens hostiles, qui volerent nos chameaux, nos fusils mais eurent la generosite de nous laisser nos outres en peau de chevre." (carnets de voyages de Stanley)
Sens dérivé : se dit d'un type de marbre rose dont il existe quelques mines au Sud d'Assouan.
" Le palais d'Hamilcar etait entoure de temples de marbre nilo-charien". (Gustave Flaubert, "Salammbo") E.S.

Nilo-charien, adj. Caractere moqueur, acerbe et argotique du vocabulaire employe par les marins egyptiens a l'egard des touristes, lorsqu'ils les accompagnent en croisiere sur le Nil. S.S.

Nilo-charien, adj. [lat. ni(hi)l, rien, et charrier] :
1. (Vx): qui ne transporte rien, qui ne contient rien:
Soirs de Paris ivres du vin
Flambant de l'électricité
Les tramways feu vert sur l'engin
Musiquent au long des portées
De rails leur air nilo-charien
(Apollinaire)

2. (Mod.): qui n'a rien dans la tête, simple d'esprit:
Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles
Vers les hommes des grandes villes:
Ils m'ont trouvé nilo-charien.
(Verlaine) D.B.

Nilo-Charien (adj.) : Relatif a un mariage entre ascendants de sexe opposes (exemple : Entre une mere et un de ses fils)
"La succession Banania est nilo-charienne : Quelle zone ca va etre !"
A noter qu'un mariage simplement charien peut se conclure entre ascendant de meme sexe ; pere-fils ou mere-fille (cas rare). Seul le prefixe "nilo" implique une opposition de sexe. Voir aussi Nilo-Tresor, Nilo-Toneniliver, Nilo-nilevin, etc ... J.C.V.

Nilo-charien, adj. (lat. nodiculus: petit noeud, carrus: char) Modele particulier de caravane, dont la fixation est specialement adaptee aux tracteurs. Plus generalement, tout type de tracteurs ou moissonneuse-batteuses possedant une "boule" dediee aux habitations mobiles. S.S.

Oncirostres

Oncirostres. s. m. pl. (1752 du lat. unquam "quelquefois" et rostrum "éperon").
1° Antiq. rom. "unquerostrum" : le fait, pour le pénis des mammifères mâles, de se redresser par périodes successives durant le sommeil nocturne. Par ext. subst. ces périodes. "Usque unquerostrae turgescens virile membrae noctis crescavit" Virgile.
2° Spécialt. (1835) Abus sexuels répétés qu'exerce une femme sur un homme pendant son sommeil. V. Viol, Outrage. "Les oncirostres des incubes épuisaient Saint Anasthase" Mgr de Clyste. J.B.

Oncirostres : sirop sirote par de tristes sirs rosses, restant prostres, mais cynophiles.
"Voici donc comment on peut reconstruire la scene originaire de mon patient. Il tomba a l'age de trois mois deux heures et quelques minutes sur le posterieur de la bonne qui cirait le parquet et hurla : "je veux une once d'oncirostres. Sa cirose pas moins que sa psychose s'explique la". Freud, Cinq Psychanalyses, L'homme aux loups. S.B.

Oncirostres, s. m. pl. Les oncirostres sont de petits marsupiaux a fourrure tigree pourvus de petits museaux pointus et de griffes retractiles, se deplacant toujours en troupeau.
"Tarzan etait en train de laver sa collection de pagnes en peau de tigre lorsqu'un troupeau d'orcirostres surgit derriere lui en couinant, suivi de Cheetah hilare." (Edgar Rice Burroughs, "Tarzan, sa vie, son oeuvre") E.S.

Oncirostres : petits fruits tres rares, de taille presque microscopique, a la robe de jade agrementee de reflets bleu pale, dont on avait coutume de faire des confitures d'exception.
"Derogeant aux rites du petit coucher, le roi avait ordonne qu'on lui apportat des confitures d'oncirostres dans une ecuelle d'argent" in Les Memoires du Duc de Saint Simon.
De nos jours on ne trouve plus guere d'oncirostres, ce qui a incite certains ethnologues a se prononcer en faveur d'une mythologie du fruit.
"Il n'y a jamais eu de tribunal chez les nambikwara, pas plus que d'oncirostres a la cour du roi soleil" in Tristes Tropiques de C. Levi-Strauss M.B.

Oogone

Oogone (prononcer ougue-oane) : unite de valeur anglosaxonne mesurant l'intensite du cri du dindon sur une echelle comptant dix niveaux : oogone, oogtwo, oogthree, etc.
"Tes cris, rombiere, c'est du p'tit lait d'oogone, sussura Beru a l'oreille de la fausse princesse Zelda" (San A., Le dindon de la Farce) S.B.

Oogone : Anciennement : plainte des esclaves noirs des plantations du Sud de l'Amerique issue du celebre chant qui en explique l'origine : "Ooh ! Gone is our freedom !"
Sens actuel : toute protestation douce et amere contre l'injustice.
"Scarlett sentait monter en elle l'oogone des ramasseurs de coton : Rhett s'en allait, Rhett l'abandonnait !" in Gone with the Wind de Margareth Mitchell.
"Tout homme a raison de pousser l'oogone" in Le petit Livre rouge du President Mao. M.B.

Oogone : paillette specifique conservant la semence (Cf. gonades) des agents speciaux de sa majeste d'Angleterre (double-zero :oo).
"C'est compte-tenu des defaillances de Charles que je decidais, sur l'injonction de la reine mere, d'utiliser des oogones" in Memoires de Lady Di. S.B.

Oogone : polygone à un nombre infini de coté. Qui appartient a un espace vectoriel de dimension infinie La projection en dimension fini ce serai plutot une courbe de Peano qu'un cercle, en tout cas une courbe qui possede une Infinité de points anguleux. peut-etre localement affine.Bref un oo-gone. S.S.

Phlyctene

Phlyctene : unite de la cour des comptes utilisee pour denombrer les representants des forces de l'ordre. 1 phlyctene = 10 representants.
"Au concours Kronenbourg book of records du remplissage de cabine telephonique, la police nationale est arrivee en tete devant la gendarmerie : une phlyctene et demie contre une phlyctene un quart. La police a cependant eu le fair play de reconnaitre qu'elle avait la chance de ne pas porter de kepi..." Bruno Mazur, JT du 1/4/96. S.B.

Phlyctene : code utilise entre mars 1987 et avril 1988 (date de la dissolution du groupe) par une association clandestine d'anarchistes libertaires qui s'etait donnee pour objectif de peindre en rose a pois verts toutes les gendarmeries et tous les postes de police de France. Vient evidemment de "Flic-Haine" habilement crypte par ces revolutionnaires professionels.
"Ploc : Phlyctene
Plic : flics haine
Et flic flaque flic
font les gouttes
de sang
de mon pote black
maccab' dans le commissariat blanc "
NTM, fredonne a Toulon un soir de novembre 96. M.B.

Phlyctène (ou phlycténule), s.f. : gomphlement sanguin des yeux d'un représentant de l'ordre énervé par une insulte. Le symptôme fut décrit avec acuité par Alfred Jarry dans un panflet tristement célèbre : "La cornée à phlyctène de Sainte Gidouille" (Gallimard). Littré rapproche l'acception moderne de la tournure médiévale "avoir la haine", fondant son analyse sur un vers de Francois Villon : "Jamais flycques t'hainer ne cefferont". G.E.F.

Phlyctène, s.f. dérivé savant (1782) du latin scientifique moderne Phlyctaenia, mot réactualisé par le socio-politologue D. Cohn-Bendit (n. 4/4/1945) d'après le grec phlycos "police" et le suffixe -tène "obscurité". Ce substantif est dérivé de phlyc, qui repose sur la racine de l'acronyme grec antique P.H.L.Y.K. "phlegein hêrôs lukaios khomenon", littéralement "les hommes loups qui contrôlent les lumières". Le mot a gardé en français le sens du latin : une cellule obscure gardée par des hommes d'armes. Depuis la révolution française, le terme est employé régulièrement dans les milieux littéraires pour signifier la prison.
"Allais-je moi aussi, avec les 79 autres salopes, affronter l'odeur légendaire des phlyctènes du quai des Orfèvres ?" F. Mallet-Joris "Une vie derrière soi" J.B.

Phlyctène, s. f. Papillon nocturne, proche parent du Lycaon avec lequel on le confond parfois abusivement. La phlyctène mâle, lors de l'accouplement, fait vrombir son oncirostre avant d'en pénétrer la femelle, d'où son surnom populaire: bourdon de nuit. J.B.

Potamogéton

Phlyctene : unite de la cour des comptes utilisee pour denombrer les representants des forces de l'ordre. 1 phlyctene = 10 representants.
"Au concours Kronenbourg book of records du remplissage de cabine telephonique, la police nationale est arrivee en tete devant la gendarmerie : une phlyctene et demie contre une phlyctene un quart. La police a cependant eu le fair play de reconnaitre qu'elle avait la chance de ne pas porter de kepi..." Bruno Mazur, JT du 1/4/96. S.B.

Phlyctene : code utilise entre mars 1987 et avril 1988 (date de la dissolution du groupe) par une association clandestine d'anarchistes libertaires qui s'etait donnee pour objectif de peindre en rose a pois verts toutes les gendarmeries et tous les postes de police de France. Vient evidemment de "Flic-Haine" habilement crypte par ces revolutionnaires professionels.
"Ploc : Phlyctene
Plic : flics haine
Et flic flaque flic
font les gouttes
de sang
de mon pote black
maccab' dans le commissariat blanc "
NTM, fredonne a Toulon un soir de novembre 96. M.B.

Phlyctène (ou phlycténule), s.f. : gomphlement sanguin des yeux d'un représentant de l'ordre énervé par une insulte. Le symptôme fut décrit avec acuité par Alfred Jarry dans un panflet tristement célèbre : "La cornée à phlyctène de Sainte Gidouille" (Gallimard). Littré rapproche l'acception moderne de la tournure médiévale "avoir la haine", fondant son analyse sur un vers de Francois Villon : "Jamais flycques t'hainer ne cefferont". G.E.F.

Phlyctène, s.f. dérivé savant (1782) du latin scientifique moderne Phlyctaenia, mot réactualisé par le socio-politologue D. Cohn-Bendit (n. 4/4/1945) d'après le grec phlycos "police" et le suffixe -tène "obscurité". Ce substantif est dérivé de phlyc, qui repose sur la racine de l'acronyme grec antique P.H.L.Y.K. "phlegein hêrôs lukaios khomenon", littéralement "les hommes loups qui contrôlent les lumières". Le mot a gardé en français le sens du latin : une cellule obscure gardée par des hommes d'armes. Depuis la révolution française, le terme est employé régulièrement dans les milieux littéraires pour signifier la prison.
"Allais-je moi aussi, avec les 79 autres salopes, affronter l'odeur légendaire des phlyctènes du quai des Orfèvres ?" F. Mallet-Joris "Une vie derrière soi" J.B.

Phlyctène, s. f. Papillon nocturne, proche parent du Lycaon avec lequel on le confond parfois abusivement. La phlyctène mâle, lors de l'accouplement, fait vrombir son oncirostre avant d'en pénétrer la femelle, d'où son surnom populaire: bourdon de nuit. J.B.

Proglottis

Proglottis, n. m.
a) Nom du gloussement de l'oie après le gavage. Le terme est dû au raclement caractéristique du maïs contre la gorge de l'animal lors de la régurgitation des derniers grains.
"Le bout coup de main pour le gavage se reconnaît au proglottis, là !" Maïté Ordonez - la cuisine de ma campagne.
b) Une des vingt-deux manière d'accentuer le chant narratif dans le théâtre balinais.
"Ces cris d'entrailles, l'espace immense des sons répandus, ces proglottis que plusieurs sources dégorgent" Antonin Artaud - Le théâtre se dédouble. J.B.

Proglottis, n.m.:
1) petit oiseau de la region de Zanzibar, au large bec vert vif proeminant, et au cri rappelant celui du dindon.
"Les marchands venus de Zanzibar exhibaient fierement des proglottis a l'oeil stupide et au bec terni qui glougloutaient sans enthousiasme". (Henry de Monfreid, "Les secrets de Mascate")
2) sens derive: personne bruyante et desordonnee. "Watson, arretez-donc de brailler comme un proglottis et aidez-moi a cacher ce cadavre derriere le sofa, ou je vais vous etrangler avec une corde de violon!" (Conan Doyle, "La vie cachee de Sherlock Holme") E.S.

Proglottis, n.m. [pro- "avant" et gr. glôssa "langue"] Didact.: occurrence d'un événement avant l'existence d'un mot pour le désigner. V. lettre (avant la) "Jules César, avec son habitude de n'utiliser que des mots commençant par un v et de bannir toute voyelle autre que e ou i (ex. "veni vidi vici") est ainsi entré dans l'Histoire comme un lipogrammatiste (sic) avant la lettre, un oulipien par proglottis." (Jean d'Ormesson, Grands Européens de l'Histoire, inédit) D.B.

Proglottis, n.m. : (latin proglotta : acte, conduite répugnant(e)) : Désigne la mousse brunâtre qui se forme à la commissure des lêvres les lendemains de fondue savoyarde arrosée à l'Apremont. Par extension : Tout dépôt grumeleux ou simplement répugnant à l'entrée d'un des orifices qui sentent mauvais.
"Je cure mon nez : proglottis ou morve séchée ? Un abime de froid néant entre ces deux vérités.". A. Winkiewrowicz, "Comment j'ai pensé dans ma tête" J.C.V.

Proglottis, Acronyme (+ Marque déposée des Ascenseurs OTTIS, 1968). Sigle désignant le permis de fonctionner validé par arrêté gouvernemental (loi du12 juillet 1968): PROtection du GLaïeul ("glaïeul" signifie piéton dans le jargon des liftiers). M.L.

Proglottis, n.m.
a) Toujours au pluriel. Désigne le gargoullis de certains oiseaux dépourvus de cordes vocales, tels certaines espèces de gniafs.
b) (méd.) Désigne le son émis par les opérés de la gorge entre le troisième et le sixième jour après l'opération (voir Encycl.) Encycl.: Le traitement du proglottis est une étape majeure dans la résolution de certaines opérations de la gorge, notamment l'ablation des cordes vocales des castrats ayant atteint l'age de la retraite, en vue de prévenir chez ceux-ci l'apparition de lésions oncogènes. A l'appartion du proglottis, on doit immédiatement administrer des gargarismes de sauge rouge, cicatrisante et calmante, afin d'accélérer le décollement des croutes, et permettre ainsi la reprise d'une alimentation normale. Le proglottis doit alors disparaitre rapidement. A défaut, il faut envisager l'ablation totale de la langue et de la voute du palais. M.D.

Ultramafique

Ultramafique, adj:
1) (de ultra- et Mafos) Se dit des territoires situes au-dela de la riviere Mafos, en Bactriane antique, et de la civilisation qui s'y est developpee au 2eme millenaire avant J.C. "Voici un bel exemple de sculpture ultramafique, que j'ai decoupe au burin dans un temple au bord de l'effondrement." (Indiana Jones, lors d'un de ses cours d'anthropologie a l'universite de Princeton).
2) (de "ultramarin" et "elfique") D'une couleur bleu-vert pale, assez proche du turquoise.
"Le cavalier portait une longue cape ultramafique et de longues bottes de cuir qui semblaient avoir ete faites par des Dunedains" (J.R.R. Tolkien, "Legendes du Mordor", ouvrage posthume) E.S.

Ultramafique, adj. : (De ultra : Monsieur Plus et Mafé : C'est comme du thé, mais c'est argentin) Se dit d'une boisson qui arrache très fort derrière les amygdales, mais qui ne dérange pas les farouches gauchos de la Pampa, lesquels ne sont pas des mauviettes et ne vont pas se laisser arrêter par une tisane trop infusée. Par ext.
A) Se dit d'un met qu'on a fait cuitre trop longtemps. Ex : un soufflet bi-millénaire.
B) Se dit d'une forme de sénilité mentale dûe à une trop longue macération d'une seule et même idée (souvent hors d'usage). Ex : A. Madelin fait dans l'ultramafique à pleins Appenzels ! J.C.V.

Ultramafique :
Terme de jurisprudence. Se dit d'un homme politique qui a eu des contacts réguliers et soutenus avec une organisation mafieuse.
"Les ultramafiques se reconnaissaient à leur regard en biais." Frédéric Potecher J.B.

Ultramafique, adj.
1. (se dit d'une théorie sociale et politique) basé sur une idéologie mafique poussée à l'extrême. [encycl. soc. pol. Les théories sociales mafiques considèrent que le point essentiel des relations humaines est le vol, et que seules des inhibitions sociales empêchent l'être humain de passer à l'action; ce point central n'apparait donc que par des moyens détournés, ie les malversations petites ou grandes, et quelques accidents relevant de la réelle criminalité. Les manifestations les plus usuelles de cet esprit sont appelées vulgairement _magouilles_. Lorsque les sociétés deviennent complexes, on constate une propension de plus en plus faible à commettre des délits graves, et de plus en plus à commettre des petites fautes peu risquées, répandant un _esprit mafieux_, d'où le terme mafique. Ces théories, après avoir eu un certain succès, ont donné naissance aux théories ultramafiques, où le vol est vu comme un des instincts de bases de l'âme humaine, à côté du sexe (voir psychanalyse). L'ultramafisme s'est divisé en plusieurs écoles, dont certaines prétendent qu'en fait le sexe et le vol ne forment qu'un (citons à ce propos la remarque burlesque du célèbre Sacha Guitry: puisque les anges volent, et que le vol c'est le sexe, pourquoi alors d'interroge-t-on tant sur le sexe des anges?). Les principaux auteurs de l'ultramafirme sont Aagon Verlmungd et Heinrich Armsling. L'ultramafisme a été durement condamnée comme une doctrine pernicieuse par l'Eglise Catholique. Le marxisme contemporain se pose en tant que dépassement de l'ultramafisme (voir à ce sujet _Marx précurseur du mafisme, d'Alain Finkielkraut).]

2. Par ext. Se dit d'une personne justifiant le vol par les théories ultramafiques. Exemple "Xavière Tibéri, lors de son procès, a été d'un ultrafisme forcené.". [ce terme a été récemment mis à la mode par le procès des corruptions politiques]
3. [technique informatique] Se dit d'algorithmes basés sur la simulation d'une société humaine modélisée selon l'ultramafisme. D.M.

Ultramafique, adj. (de ultra + mafia):
a) (jur.): relatif aux agissements de la mafia au delà des frontières de l'Italie. "P.Berlusconi dément catégoriquement s'être livré à toute activité ultramafique." (AFP)
b) (p-ê par analogie avec "magnifique"; usage contesté par l'Académie): majestueux, grandiose.
"J'ai vu le soleil bas, stupeur ultramafique,
Illuminant de longs figements violets;
Pareils à des acteurs de drames très-antiques,
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!"
A. Rimbaud

"You are ultra,
Ultra, ultra,
Ultramafique"
Ch. Aznavour D.B.

Zinzinuler

Zinzinuler v. int.
De "zinzin" agité du bocal, ahuri, aliéné, allumé, arriéré, attaqué, attardé, 'bécile, bêta, bloqué, bouffon, camisolable, chtarbé, cinglé, cinoque, cloche, coincé du cerveau, crétin, E.T., déconnant, débile, dément, désaxé, déséquilibré, détraqué, dingo, divagateur, fou, gourde, guignol, huitre, idiot, imbécile, insensé, loufdingue, loufoque, macaque, malade, mongol, niais, nigaud, nouille, ouf, pas bien, patate, pitre, P4, psycho, ravagé, sot, strié du bulbe, stupide, taré,
et "inuler" faire le.
Le terme s'emploie pour mentionner des attitudes et des comportements étranges. Par exemple : écraser une paire de jeunes adolescents à l'aide d'un véhicule diplômatique, vendre du sang rempli d'impuretés, offrir l'intégrale de Serge Lama à un ami.
"Chantal s'est mise à zinzinuler comme pas une quand Simon lui a appris qu'il était noir." Alexandre Jardin - Mes meilleures blagues en famille - Plon.
Voir : yoyotter de la touffe, pétoplomber, travailler du cache-pot, andouillofacter, gicler de la cafetière, chtarbouler, crapahuter des neurones, déconner à plein tuyaux, perdre le nord, n'avoir plus sa tête, s'abonner à Charenton, prier Sainte Anne. J.B.

Zinzinuler. V. rég. (L. Zoilus, grammairien d'Alexandrie, surnommé Zinzin par les défenseurs d'Homère, et Nullum, rien).
1. Chercher des complexités lexicales ou syntaxiques là où il n'y en a pas. Cour. Couper les cheveux en quatre, chercher la petite bête. Ex. "Arrête de zinzinuler sur cette phrase, elle est très claire !"
2. Ling., sens péjoratif. Articuler les mots d'une façon exagérée et pédante, comme les vieux instituteurs de la Troisième République le faisaient, ou, plus récemment, B. Pivot et sa dictée télévisée. Ex. "Et voilà encore Pivot qui zinzinule sur les ondes !"
3. Bot. Se dit de la dessication des fleurs à corolles ombellifères, à cause de la couleur zinguée qu'elles prennent dans les sécheresses d'août. M.L.

Zinzinuler
1- Produire, pour l'abeille, un bruit d'aile angoisse contre une vitre.
2- (imag.) Rire, en poussant des petits cris proches du bourdonnement.
"Cette fille, derriere moi, qui zinzinulait... qui zinzinulait...
Mais c'est epouvantable de rire comme ca..."
Lucchini dans 'Conte d'automne', de Rohmer. S.S.

Zinzinuler : (De Zinzinule, voir ency.) Marcher dans la campagne a travers buissons, taillis et pres, dans le but d'y decouvrir taupes, blaireaux et renards, uniquement dans cet ordre la, si on s'en tient a l'esprit du zinzinule.
Encyclopedie : Le jeu du zinzinule etait pratique par les assyriens du haut empire dans les plaines de Nivive et de Erk-Sathla. Il opposait en general 7 equipes de 13 joueurs, dont une comportait des membres de la famille royale, qu'il etait de bon ton de laisser gagner. Le jeu en lui meme consiste dans un laps de temps donne a trouver les trois animaux precites en sequence. Chaque sequence accomplie donne une avance sur gages de 30 decimes, toute rupture de sequence (un renard avant un blaireau par exemple) en infligeant 24. L'equipe victorieuse est evidemment celle qui a la fin compte de moins de decimes de gages. J.C.V.

Zinzinuler, v.: emettre un sifflement aigu et prolonge (employe principalement pour les marmottes cendrees de Siberie centrale et celles de Mongolie inferieure, qui sifflent pour prevenir leurs congeneres de l'arrivee d'un predateur).
"Non loin de Verkhoiansk
Au milieu de la steppe a l'herbe drue
Ou courent des chevaux sauvages et des enfants turbulents
Zinzinulent sans fin
Les marmottes cendrees a l'oeil doux"
Valery Larbaud, "Journal d'A.O. Barnabooth"

"Petite Jehanne
Ecoute les marmottes qui zinzinulent!"
Blaise Cendrars, "Prose du Transsiberien"

Sens derive: s'agiter inutilement en poussant des cris inarticules.
"Bleme de terreur, l'espion de Catherine de Medicis zinzinulait vainement, alors que s'approchait Pardaillan, jetant un oeil terrible sur ce miserable traitre repugnant de lachete sournoise".
Michel Zevaco, "Les chevauchees de Pardaillan" E.S.

Zinzinuler : Ce tres curieux neologisme, qui signifie l’acte par ou la panne sexuelle advient, est source de conjectures pour le moins hasardeuses. Certains voient son origine dans une collusion hardie entre « zizi » et « annuler » (mais on ne peut alors que se demander ce que devient le « a »); d’autres, plus structuralistes, declarent se ficher eperdumment de l’origine du mot, au profit de la prise en compte de son evidente force d’affect, logee dans les deux « z », les deux « i », les deux « n », et bien sur dans le « u », le « l », le « e » et le « r ». Les plus sages, enfin, avouent sans se faire prier que le terme est si stupide qu’il vaut mieux l’ignorer.
« Zinzinuler : entre folie et impuissance se dessine la structure d’un verbe-miroir, d’un verbe-tiroir, par ou s’exprime toute la force d’un signifiant constelle de grammaire inconsciente ». J. Derrida, De la Grammatologie, chapitre non publie sur Lacan. M.B.

Zinzinuler : se tarabistouiller
"Zinzin ! Zinzin ?
Zinzin mais pas nul :
J'me zinzinu-uu-leuu"
(Trenet, Si tous les zinzinules...) S.B.







 
(c) Stéphane Barbery