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CRABBLES : session 1




TOUR : [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9] [10]
[11] [12] [13] [14] [15]



PLATEAU (40 ko)

Tour 1 : 27/09/98
Lettres : AAEONNT
Contrainte : Lipogramme en E
Index
ANATONE (66) [H8]
(1613, du sioux anat-taouon, "cul roussi"). Cigarillo qu'introduisait un grand chaman dans la squaw d'apparat lors d'un gala public afin d'accomplir un faux coït, fournissant ainsi à sa tribu un show plutôt distrayant. "L'anatone produit aujourd'hui à Washington un ramdam abracadabrant." (K. Starr, _Rapport sur l'humour colonial_). (C.R.)

ANATONE (66) [H8]
adj. : [d'"ana" = pas standard, suivi par "ton" = modulation du son dans la phonation] prononciation qu'on choisit pour avoir l'air subtil, sur la plupart du sol papou. On fait allusion à l'agitation d'un combat par un soupir; un cri traduit la paix; on bâtit un discours clair ou franc pour garantir sa vacillation d'opinion; l'affirmation a pour trait distinctif un son final plutôt aigu. Anton Vitäz l'introduisit au public français autour d'avril 68, mais aujourd'hui, on paraît parfois plus original si l'on dit son propos sans façon. Pourtant, Marot composa jadis maints blasons au goût quasi-anaton, amalgamant aux canons d'amour d'amusants staccati consonnants. Voir surtout sa chanson :
En ôtant ta natte entêtante,
en tâtant ton tentant téton,
on a tôt, nonnette étonnante,
noté ton attente et ton ton.
(G.E.F.)

ANATONE (66) [H8]
n.m. (du gr. ana, , tonos, ). Litt. Gaz stomacal. Syn. rot. (G.B.)

ANETONA (66) [H8]
3ème personne du passé simple de l'indicatif du verbe anetoner. Etymologie zoologique : mot-valise composé de âne, et thon. Se dit de personnes de peu d'esprit (comme un âne) et au physique disgracieux (comme un thon) qui cherchent l'âme soeur de façon sensiblement appuyée.

"Eh chérie, tu baises ?"
"Casse toi Frankenstein"
est au final l'échange statistiquement le plus fréquent dans la phénoménologie du anetonement.

A. Netona, Sociologie du anetonement, étude de terrain au dancing Macumba de St-Truffe-les-flots, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Dancingologiques.(S.B.)

ANETAON (66) [H2]
ANETAON, n.m. [du bas latin asnitabô]
animal volant à longs pavillons, nain mais gras, surtout
roux, qui naît du 21 mars au 21 juin à partir du sang bu
par sa maman. Fam. Vx. non moins distrait qu'un grisaon.
Fam. Mod. "pas point du bourdaon", pas affaibli du tout.
"Voilà un grand froid pas point du bourricaon" (Aragon).
(G.E.F.)

ONTANA (14) [place]
Forme conjuguée (passé simple) du verbe Ontaner. Terme de chasse au gibier à plume. L'ontanage consister à parcourir le bois, au petit matin, non pour rabattre le gibier mais pour répandre des appâts (le plus souvent du grain) dans une direction choisie. Les faisans et autres perdrix remontent ainsi d'eux mêmes le bois et les "chasseurs" invités, postés par leur hôte, ont alors l'illusion d'avoir de la chance et d'être de bons chasseurs.

"J'avais ontané toute la nuit. Au matin, le Marquis de la Brosse que j'avais posté dans l'endroit le plus favorable, réussit, pour la première fois, un doublé de perdrix. C'est ainsi que j'accédais à la pairie."
Edouard Potin-Giraud, in Mémoire des vanités d'Empire (1824) - épuisé.

Fig. : flatter pour obtenir une faveur / ruse pour obtenir "spontanément" des autres ce que l'on attend d'eux. Ex : en période électorale, le député ontane ses électeurs. (B.M.F.)

ATONNA (14) [H4]
Du verbe atonner, premier groupe
Ethym. : de ab, privatif, et tonnere, casser les oreilles [ab tonnerunt sed penserunt nihil minor] Définition : (je n'y suis pas arrivée sans e ! j'essaye d'ici dimanche prochain): se taire brusquement, faire silence, la boucler.
Le loup chantait très faux. Soudain il atonna,
Car le Tex avait ri de voir rater son la
(Jeannot de l'Afontaine) (Samo)

ANONAT (14) [place]
n.m (1864 de anonymat) - Etat de la personne ou de la chose qui a beaucoup perdu de son anonymat. "Le généreux et matois donateur a voulu garder son anonat". (P.D.)



Tour2 : 04/10/98
Lettres : OIUBQRR
Contrainte : Exemple en alexandrins ou lipogramme en E
Index
QUORBIR / ANATONEB (152) [15D]
QUORBIR (152) [15D], v.tr. (du latin "quorum" = qui,
puis "bir", contraction dans l'argot carabin du long
"sont sortis du billard panards à l'avant"). Travail
du postillon d'un corbillard. Il conduit son fourgon
au columbarium. "Nous poussions un soupir quand nous
voyions quorbir d'obscurs landaus, à Bir... qu'aucun
n'osait fourbir." (S. Tourbir dans "La mort à Oran")

ANATONEB, n.f. (mot musulman mis au goût du jour par
Ibn OTAN dans sa production d'inouïs rubaiyat - voir
la citation). [NB : il m'aurait paru abusif d'offrir
six points pour avoir l'air ici plus français]. Amas
d'hamada, ou plutôt sablon mis par gros tas, où l'on
s'assoit pour accomplir huit oraisons avant la nuit,
dans un sabir aussi confus qu'anaton. "Qu'ouïr ? Qui
quoi où ? Urbi ou orbi ? Oui, bruir ! Oui, rouir ! ô
ru, or bu, or bio ! ô brio ! ô urubu ! Roi riquiqui,
roi bourru !" (chant pour l'invocation d'un cumulus)

(GEF)

BRIQUOR / ANATONER (125) [B15-H15]
grade de sous-officier de l'armée du porc-salut chez les Sapeurs camembert. Passé dans l'histoire de France après la compétition héroïque qui opposa les Briquors Bretons aux équivalents Briquors Teutons lors de la Foire "ciment brosse-à-dent 1954" d'Email-sur-Diamant. Rappelons que les briquors Bretons réussirent à l'emporter sur leurs concurrents en finissant à la langue le lustrage de leur stock de parpaing de 2,8 tonnes après avoir épuisé leur attribution réglementaire de 2 brosses-à-dent/jour pendant la durée de la foire. C'est rapeux qu'il se virent élever au grade de Récuror. Ils fûrent les seuls Sapeurs Camembert de l'histoire de France à sauter le grade de briquor-chef.

"Briquons, Briqua, Briqum, on est vraiment très forts
On a la langue rapeuse, c'est nous les briquors"
Cri de Ralliment du 34ème RSC (Régiment de Sapeur Camembert).

ANATONER : Verbe correspondant à l'anatone de C.R. (SB)

RIBOQUER (116) [B14-I14]
[riboke] v. intr. (anc. fr. ribocuant, "courant").
1. Vx. Courir à grand mal; "La Margot riboqua pour St-Paul, manqua la mort." (Balzac, "Rastignac courtisan", III, 1837)
2. Fam. Hybris du Moi par l'imitation du logo d'un trust US du sport; "Johnson riboquant son Asics ! On aura tout vu ! Il croit finir son 100m sans dopant, qu'au bluff !" (L.B.)

BROQUER (31) [C14]
sens initial: boire l'eau du broc sans savoir qu'elle est réservée à la toilette; par extension, se dit de toute action inadéquate ou inusitée commise par ignorance.
Exemple: "Broquer chez les Guermantes était probablement la hantise de tout le Faubourg Saint-Germain", Marcel Proust, Le Temps reperdu, tome XXXI.
Exemple: "Bill Clinton a broqué avec ce cigare, c'est certain! Mais qu'on ne nous dise pas que le Président n'en connaît pas l'usage courant! ", Bill Copland in The Washington Post.
(MB)



Tour 3 : 11/10/98
Lettres : AEIIIUL
Contrainte : Définitions avec mots imposés :
perversion, corse, radis, génuflexion, ruminant.
Index

ALIQUORBIREUII (122) [A1-A15]
[pluriel de ALIQUORBIREUUM]
(De 1. "aliquot", une certain partie et "liquor", une quantité de liquide élevé en alcool; et 2. "biruum" : nom savant d'une espèce de radis méridionale).
Pratique corse, héritée d'une vieille charge définie dans le code napoléonien, qui consiste à transformer en une certaine quantité d'alcool les mesures de radis allouées au cheptel ruminant, dans le but d'un trafic illicite.
Par extension: toute forme de perversion du système de distribution des aides agro-alimentaires qui marque un irrespect total sans la moindre génuflexion à l'égard de L'Etat de Droit.

"L'Entrée dans l'Europe généralisera la pratique des aliquorbireuii, dérivés non seulement du radis corse mais aussi du foin belge, du choux-fleur hollandais et du trèfle luxembourgeois, au profit de la maffia internationale"
Peter HASSHALL. 'L'Europe Interdite - Un coup de pied dans l'ECU'
(P.D.)

ILUITIAIE (82) [D11]
" ILUITIAE PER VERSIO RADIX RUMINARE GENUFLECTARE CORSII" : fragments de texte gravés sur plaques de marbre retrouvées sur une plage corse. ; il paraîtrait avoir été connu encore au XIIè siècle. Dans son Livre IVème du Discours Erasme y fait toujours allusion. " ILUITIAE " est devenu le mot de reconnaissance des membres d'une secte officiellement dissoute mais qui a encore des adeptes secrets, reconnaissables à une alopécie caractéristique de ceux qui se grattent la tête, ruminant et cherchant à connaître la signification de mots tels: iluitiae, perversion, radis, génuflexion et d'autres manquants qui, mis dans un certain sens , permettraient de retrouver une recette de magie, voire de sorcellerie. (C.Bx)

INUILAIE (61) [G9-N9]
Perversion corse consistant à adorer par maintes génuflexions une femelle sanglier élevée par des Inuits (d'où le nom). L'eucharistie masochiste chez ces malades consiste à battre sa coulpe en ruminant des radis dont l'aigreur provoque des mots d'estomac. Freud dont on sait la fascination pour la figure de Napoléon, a suspecté chez le personnage des crises régulières d'inuilaie dont la main sous la vareuse (pour calmer les aigreurs dues au radis) serait le symptôme extérieur le plus évident. Lou Andréa Salomé raconte qu'elle a souvent entendu le vieux Freud chantonner : "Nuit calîne, nuit de Chine,
Nuit de niais, Inuilaie"
(S.B.)



Tour 4 : 18/10/98
Lettres : AAEEDML
Contrainte : Définition à écrire dans trois styles à choisir parmi les "Exercises de Style"
Index

EDAMAEL
ALIQUORBIREUIIL
(155) [O9]

EDAMAEL, n. m. (du hollandais "Edam" = port de l'IJsselmeer, et "malen" = moudre). Fromage étuvé / dont la pâte compressée / est servie râpée. [haïku] "L'âme malade, madame Adèle mêla de l'édamael lamellé à de la mamelle de lama mâle." ("Elle alla même à dada de l'allée damée à l'emmêlé dédale dallé d'aléa", de l'aède Adam de la Malle) [lipogramme]

ALIQUORBIREUIIL, n. m. Treuiil utilisé à Montreuiil par la famille de Brogliie pour l'aliquorbireuum de la nourriture des chevreuiils, des bouvreuiils et des écureuiils. [homéotéleutes & épenthèses] (G.E.F.)

DAMETALE (90) [D11]
n.f. Premier nom donné à un fauteuil oblong, à dosseret partiel, très apprécié des dames, envogue au début du siècle. "Madame S. recevait dans son boudoir, allongée sur sa damétale", La meilleure façon de s'asseoir (L. Roset 1928). Syn. méridienne.

Quel est donc cet objet qui permet de m'asseoir,
De m'allonger à chaque instant de la journée
Sans donner pourtant l'impression d'être flemmard
Oh, bien au contraire: être prête à recevoir,
En bonne position, du grincheux au gracieux né?
Croyez-en une grande habituée de la chose
Pour rien au monde ne donnerai ma damétale
Assortie au salon, au bois de son placard
Long fauteuil rembourré tendu de tissu rose
Ma méridienne aimée, mon siège sans égal.

NF STOP SIEGE AVEC ASSISE ALLONGEE STOP REMBOURRE STOP PROTOTYPE FAUTEUIL RELAXANT STOP VOIR MERIDIENNE STOP SIGNE C.Bx
(C.Bx)

ADELTAME (90) [D11-K11]
n.f. (gr. adèltamè, -ès "fille-mère") [1.- Négativités] Il ne s'agit pas dans ce mot méconnu d'une quelconque gaudelurette malvenue dans les sombres villages de la France profonde. Au contraire, on pourrait dire, toutes proportions gardées, que l'adeltame est, à défaut d'une mégère fornicatrice (ainsi que pourrait le suggérer l'étymologie du nom ‹ dont le sémantisme glissa au cours de la Révolution par le fait d'un usage ironique ‹ cf. J.-M. Kamerbeek, "1789, Year Of Lexical Mutations", Oxford, 1963), une vieille fille antisociale. On ne taxe plus guère d'adeltame, aujourd'hui, que les bourgeoises réactionnaires anti-PACS.

[2.- Lipogramme] Fam. Proüt disant du mal d'autrui.

[3.- Botanique] Grande asperge déshydratée, l'adeltame appartient aux mauvaises herbes qui essaiment la serre sociale, de part ses idées contrenaturelles et ses ramifications idéologiques désolantes. L'adeltame se cultive essentiellement aux eaux de Vichy ou de Deauville; sa prolifératricité la rend particulièrement nuisible, notamment chez le capillicultivateur. (in "Parlez jardin !", Rustica n°2765, octobre 1986) (L.B.)

DAMETALE (90) [D11-K11]
De 1) dame et 2) tale (anglais) signifiant conte, historiette, histoire à dormir debout. Prononcez "dameutèle".

Def 1: sur le mode 'injurieux'
Vocable franco-anglais à proscrire.
Les étymologistes, clique vaine et pédante, s'accordent à situer son apparition incongrue à la cour d'Aquitaine, ramassis de désoeuvrés aux murs cosmopolites et douteuses. Raymond de Q., plumitif anti-académique s'il en est, raconte à sa manière floue et idiote comment, un jour, un ménestrel sans scrupule aux chansonnettes ridicules introduisit cet artifice de séduction, et bientôt cette mode, qui consiste à déblatérer des propos galants et peu profonds sur un ton vaguement chantant (bref de conter fleurettes aux dames en débitant des inepties).
Ce style moyenageux aurait pu sombrer aux oubliettes de la débilité si les romantiques, écrivaillons palots et neurasthéniques, ne l'avaient pas réhabilité en élevant l'art de dire des sornettes au rang des dons littéraires, et l'attitude bouffonne à celui de l'élégance suprême.

Def 2: Sur le mode 'Anglicismes'
Motte franco-english.
Ray Monque tellz au un dai vers middage un jeugne singneur toqua une 'jolie'* history tou ize misstresse, jasant et swinguant. The dametale ouose borne et famously 'en usage'* Hat Eleonore d'Aquitaine courte. Six ceinturize laiteur, ce motte, presque forgotteune, comeuz back. Les romantiques bi-quaime crézé wize ce motte. It ize nao synonyme of 'french-touch'* et smart spiquinne. (* en français dans le texte)

Def 3: Sur le mode 'Par devant par derrière'
Mot franco par devant, anglais par derrière.
Terme en vogue par devant à la cour par derrière d'Eleonore d'Aquitaine, connue par devant pour ses fastes et son hospitalité par derrière. Histoire badine par devant racontée aux dames par derrière. Inscrit par derrière dans le rite par devant courtois et chevaleresque, Raymond (par derrière) de (par devant) Cucs fait remonter par derrière l'apparition par devant de ce style aux inventions chantantes des ballades par derrière en vigueur par devant à cette époque.
Plusieurs siècles plus tard par derrière, le mot réapparaît par devant avec les romantiques qui lui redonnent par devant ses lettres de noblesse par derrière en élevant par devant cet art de la séduction par derrière au rang d'élégance par devant et de délicatesse dans l'art de toucher les dames par derrière. (P.D.)

EDAMAELA (86) [A8]
Edamaéla, passé simple, troisième personne du singulier, du verbe édamaéler qui vient probablement de l'expression populaire: "Eh, dame, elle est là!".

1. (dictionnairesque) Rendre présent par la seule force de l'incantation.
"Il édamaéla le diable qui, bien sûr, ne se fait jamais prier pour cela", in Marguerite retrouvée, auteur inconnu.

2. (Populaire) Rameuter l'gogo qu'est pas là en gueulant un max.
"Euhlamondieu, faut que j'l'édamaèle, j'me sens ben trop seule sans lui!", dit Madame Michu à sa voisine Madame Leblanc, in Bouvarde et Pécuchère, auteur inconnu.

3. (Phénomémologique) Présentifier le dasein ek-statique par arraisonnement/réduction éidético-vocaux de l'étant (ou de l'être de l'étant?).
"C'est au cours de la trente-deuxième réduction phénoménologique et de la quarante-quatrième réduction éidétique (mais n'est-ce pas l'inverse?) qu'on réussit à édamaéler le verre d'eau posé devant soi sur la table; alors seulement, il devient présent pour nous et, plus que pour nous, présent en soi et pour soi", in Mettre le Temps, auteur inconnu, éditions Dachau Verlag, 1943. (M.B.)

AMELADEA (83) [H8-O8]
- Topique psychanalytique correspondant à un étagement de l'âme où la base des désirs ne cesse de vouloir monter à l'échelle de la réalité.

- Gastronomique : Choucroute piémontaise aux élements disposés en pièce montée avec une coulée inversée de griottes caramélisées pour gagner le prix de meilleur ouvrier.

- Négativités : Non-économique antisomatique, ne contredisant pas l'antiplatitude de tout ce qui ne résume pas le corps et où l'inverse du sommet du non-besoin ne cesse pas de refuser de descendre au contre-puit de l'antimaginaire.

- Anagrammes : Optique chyps-anal (y tique) correspondant à une menthe gatée de mâle où la base des rides ne cesse de vouloir une montre à l'échelle altière.(S.B.)



Tour 5 : 25/10/98
Lettres : AEIIDGP
Contrainte : Thèmatique érotique
Index

AGAIPIED
DEDAMAEL
(125) [H8-O8]

n.m. contraction de
1) Agaipe qui est lui même une contraction de
a) agape (grec): 'amour' et de
b) gai: 'enjoué, espiègle, mutin'
d'où 'toute forme d'amour coquin, polymorphe et exubérant dans son expression'.

et de 2) pied(s).

Didact. Contrairement à la définition attendue, l'agaipied ne désigne pas l'acmé épanoui d'une étreinte homosexuelle mais bien le préliminaire hétéro qui met le pied au contact des parties génitales féminines (et par irrésistible extension le mollet, le genou, la cuisse, la hanche..) .


Dedamael (n.m d'origine turque).
Tissu dont se servent les femmes turques pour confectionner leurs dessous.

'dans l'alanguissement de ce train bondé, je tentai un agaipied acrobatique entre la chaleur de son ventre nubile et la fragiité soyeuse de son dedamael'
Patrick Skin 'voyages en Orient' (P.D.)

AGAIPIED
DEDAMAEL
(125) [H8-O8]

AGAIPIED (128) [8H], n. m.
(de a- privatif, gai, et pied) Union conforme aux prédispositons chromosomiques; syn. hétérodéo, sporthodoxe. « Aux portes de l'amphi, une étudiante rousse m'appelle et me défie de sa gente frimousse : "Monsieur, venez chez moi si l'agaipied vous tente." Elle sent mon émoi, la diablesse envoûtante. Dans son appartement habitent ses deux soeurs, auburn également et de même douceur. Je comprends que je glisse au milieu d'un guêpier tendu par Vassilis, mon cher coéquipier. Mais la seule pensée de triangles de flammes me maintient terrassé, sans volonté, sans âme. (...) » (Gilbert Lascault)

DEDAMAEL, adj.
(de l'espagnol "ama el dedo", digitophile) Relatif à l'onanisme féminin.
"Mathieu, dans la pièce voisine, attend qu'Henriette termine sa toilette
ponctuée de récréations dédamaelles." (Marie Chaix, "Joies singulières")

(G.E.F.)

AGAIPIED
DEDAMEAL
(125) [H8-O8]

AGAIPIED (adj.) [1634 - contraction de la locution "à gai pied"] Se dit d'un homme dont le pied particulièrement préhensile lui autorise des pratiques sexuelles normalement observées uniquement chez les quadrumanes. Par extension : homosexuel qui recherche ou prodigue des stimulations sexuelles en-dehors des zones habituellement considérées comme érogènes.
[le féminin "agaipière" est peu usité]
"La vieille Antonine entretenait une théorie de gommeux agaipieds capables de satisfaire les plus exigeants officiers de la garnison." (G. de Grambeux, "Dans mon étable", 1837)

DEDAMEAL (n.m.) [1926 - marque déposée. Origine inconnue, p-ê d'après "des dames des Halles" par allusion au péripatéticiennes de ce quartier de Paris]
Corsage largement échancré dont la coupe et la texture étaient conçus pour attirer le regard et la main. Le dédaméal, lancé par le Bon Marché à la fin des années 20, connut une vogue considérable mais rapidement interrompue par la crise économique de 1929.
"Pour bien réussir dans la chaussure, portez tout simplement un Dédaméal dont l'échancrure laisse voir des attraits charmants..." (C. Trenet, "Manuel de marketing podologique", 1928)
(N.G.)

AGIAPEDI
IEDAMAEL
(125) [H8-O8]

AGIAPEDI n.m.pl. (" lat. agere "prendre les mesures" et pes, pedis "pied") Beaux éphèbes amoureux aux pratiques érotiques non-consensuelles. "L'agiapedum remit sa dague dans son fourreau et s'assit au pied du lit. Les lourds tissus de tartan débordaient tout autour du baldaquin. En son centre, la belle infirmière à l'opulente poitrine soupira en voyant ainsi l'homme de ses rêves qui venait d'entrer par la fenêtre. Elle se releva contre les coussins et manqua de tomber en pâmoison en même temps que l'agiapedum lui massait le genou." (in E. Ross, "Jacques le fataliste et sa maîtresse", éd. Colombine, 1792)

IEDAMAEL
Autre orthographe du mot EDAMAEL. (cf. E. Ross : "L'iedamael lui coula sur la peau. "Je n'ai jamais été doué pour les fondues" lui avoua honteusement l'agiapedum.")

[En hommage pas formidable au maître Diderot.]
(L.B.)

ADIPIGEA (119) [8H - 8O]
1. "adipis", graisse; 2. "pipio", petit pigeon.
"En Gaule lyonnaise, mot d'amour que susurraient les soldats romains à l'oreille des fières et rebelles Gauloises aux formes généreuses et avec lesquelles ils se promettaient de joyeux divertissements." in O tempora! O mores, Caïus Viagra. C.Bx

AEDAMEAL : autre orthographe possible d'EDAMEAL (cf GEF, Crabbles-4)
(C.Bx)

DIGITAPE (98) [D11-K11]
DIGITAPE (n.f.) [de digitus, doigt, et taper]
Petit coup frappé du bout des doigts sur les parties génitales.
"Elle collait à ma bouche ses lèvres menues au goût de noisette, elle se coulait contre moi en me pressant de ses petits seins si fermes et si ronds, mais surtout, ses doigts roses et délicats me prodigaient sans cesse ces adorables digitapes dont je raffolais, qui me rendaient fou de désir." (P. Claudel, "le soulier de catin", inédit) (N.G.)

GAIPEDIA (95) [A8-H8]
troisième personne du singulier du passé simple de l'indicatif du verbe du premier groupe gaipédier.
Gaipédier, vb. : prendre son pied en riant, avec gaieté et insouciance.
1. "On voudrait nous faire croire que le but ultime de la vie, c'est de gaipédier - et qu'on me pardonne ce langage -. Mais s'il y a une eschatologie du gaipédiage, je veux bien être pendu.", in Lire mais pas Jouir de Jean d'Ormesson, Editions du Figaro, 2036.
2. "Y'avait des ribaudes comme pas possible, dans tous les coins, le hanhan à l'air, qu'avaient l'fou rire et ça s'vautrait sur les cornettes, ça s'essuyait les lolos ruisselants dans les soutanes, ça foufounait sec - ou plutôt mouillé - et tout était bon pour gaipédier fébrilement, même les crucifix qui sont ben commodes pour c'que j'pense et maintenant j'y pense toujours quand j'en vois un dans une église." in Archives secrètes du Vatican, retranscription des paroles du Pape Jean-Paul 2 lors de son dernier accès de delirium tremens. (M.B.)

APIDIGEA (92) [A8-H8]
3ème personne du singulier du passé simple de l'indicatif du verbe réflexif du premier groupe : apidiger (s' ). Francisation du verbe anglais "to happydigit" de "Happy" (joyeux) et "Digit" (doigt) apparu sous l'ère victorienne. Se [CENSURE] avec un [CENSURE] tout en [CENSURE] allégrement. Variantes possibles : a) [CENSURE] b) [DOUBLEMENT CENSURE] c) [TRIPLEMENT CENSURE] d) [EXCOMMUNION DE L'AUTEUR DE L'ARTICLE].
"Pour faire échec à Thanatos, je ne vois qu'une seule solution : que l'humanité s'apidige davantage" (Freud, Malaise et Civilisation, phrase censurée par ses éditeurs).
(S.B.)



Tour 6 : 01/11/98
Lettres : UJLNRS(joker)
Contrainte : n'utiliser dans la définition que des mots
uniquement composés des consonnes contenues
dans le mot à définir (JNLRS + le joker si utilisé comme consonne).
Index

SLURJIEN (155) [B14-I14]
SLURJIEN : Jeune raseur sans le sou. Le slurjien jalonne les rallyes où l'on joue au nain jaune ou au yass, selon la saison ; il s'y enrôle sans oser jouer.
La slurjienne, elle, a un salaire. Elle jure ou râle sans raison, aussi nul ne la laisse aller au salon.
"Un slurjien, lui ? Allons ! Il joue sans lésiner, non ?" (Jules Renars, "Journal")

SL : (ça se lit : "aisselle") L'aisselle, c'est ce lieu sale où l'on sue. C'est aussi là où l'on scelle les selles.

LI : (on le lit : "élit") Eulalie élit l'élu. L'élu, lui, élit la loi. Eulalie lit la loi, et la loi lie Eulalie.

UQ : Qu'est un "UQ' ? Un cocu au cul coquet et au caquet coquin ? Ou un queux con qui cuit un cake au coca ?

RU : En rue errent rats rieurs, ures ruants, araires arriérées et héros roués. Euh... erreur : y'a "ru" et "rue" ! En ru iront raies rayées et hérons aériens.

JO : En juin, j'ai joué aux J.O. J'y ai joué à un jeu enjoué et un juge âgé, jaugeant un jet géant, y a joint un joyau. Oh joie ! J'ai joui.

IR : "Ire" ou "hier" (I.R.) ? Harry a ri hier à Hyères, Henri en riait à Erié, Riri rit à Ararat... ire est rare.

NI : Un âne nie ? Nenni ! Un âne "hennit" (ou "N.I."). Et un âne nain, un ânon ? Non, un ânon nain ne nie ni n'hennit. (N.G.)

NILSJURA (116) [A8-A15]
En Jura, journalier au XVII° s.

"Nils de Lons le Saunier, sur le Jura ira
Suera tout son aise, son sillon tracera
La, la, la tout son aise,
La, la, la tracera"
Danse folklorique
(G.B.)

JURLI(O)NS (106) [K4]
JURLI(O)NS (106) [K4] ("jurler" se réalise en
"nous jurlions" à la saison ajournée) Laisser
résonner ses railleries en sales jurons. Nous
ironisons aussi sur un jaune ensoleillé ou un
rose enjôleur s'il ose nuire à l'oeil, ou sur
un son assassin s'il soûle l'oreille : "Alors
là, il jurle !", insinuons nous. Si nous nous
unissons à une jolie nana en un jeu sensoriel
ou salasse, si nous en jouissons sans réussir
à enrouer ni insonoriser les râles nourris en
nos saillies, on les narrera JURL(O)NS-À-GAI-
PIED (128) [8A]. "Le jurlon loin / un jour en
juin / je ronronne // Le rire roi / rallie la
joie / je rayonne" (Saül Jerlaine : "Uranus")
(GEF)

JORNUL(A)SM (82) [G12-O12]
Terme technique de psychopathologie désignant l'état des journalistes en proie à une confusion lexicale au cours de l'orgasme. "Le jornulasm trouve son origine dans le babillement thanatique de l'Eros, lorsque l'ananké vient lui faire des chatouilles (Note inédite de Freud).(S.B.)



Tour 7 : 08/11/98
Lettres : ECHLPSX
Contrainte : Illustration à la manière du "Petit Prince" de St-Ex
Index

SCHIPLEX (146) [K5]
SCHIPLEX (146) [K5], n. m. (du
bas latin schisma = séparation
et plectere = tresser). Réseau
de lézardes du cortex provoqué
par la mycose synaptique; syn.
tissures. "Ça fait donc vingt-
sept-mille-neuf-cent-sept pour
le plexschagaipied orbital, si
nous le calculons en secondes.
- S'il vous plaît... qu'est-ce
que signifie plexschagaipied ?
- Il a déjà diminué. Calculons
sa dérivée. Ça, c'est sérieux.
- Explique-moi ce que signifie
plexschagaipied. - C'est celui
du PSR B 1913+16. Il accélère.
Je n'ai plus le temps. Je suis
un homme sérieux ! - Qu'est-ce
que signifie PLEXSCHAGAIPIED ?
- Que tu me les casses. Soyons
sérieux. En position verticale
8A, le pulsar émet 185 points.
- Mais ce n'est pas un homme !
C'est un schiplex. - Un quoi ?
- Un schiplex !" (A. de St-Ex)
(G.E.F.)

CHLIPSEX (146) [K5-K12]
Objet auto-érotique pour homme d'origine auvergnate dit encore "slip kangourou suceur". "On peut situer le début de l'épisode psychotique du Petit Prince le jour où la rose lui offrit un chlipsex" (Lacan, Etude inédite d'une psychose infantile)(S.B.)

HIPSLEXCI (114) [M7-M15]
"Alors qu'elle croyait avoir tout rencontré, la petite fille buta sur un mot du livre qu'elle était en train de lire ( "Esprit de vin" de L. SOULE, que dans sa naïveté" elle avait prit pour un conte d'Halloween!). Elle vint me trouver :
- S'il te plaît, qu'est-ce que des Hipslexi?
- Vois-tu, il arrive que des grandes personnes abusent des choses qui leur paraissent bonnes...
-...Comme le Monsieur Cramoisi dans le Petit Prince qui ne faisait rien d'autre qu'abuser des chiffres pour faire des additions?
- Si tu veux.
- Oh, alors elles doivent avoir des problèmes!
- C'est cela, oui. Par exemple une personne qui boit de l'alcool au delà de ce qui est raisonnable est prise de troubles...
- ...Comme l'a été le Petit Prince devant la rose?
- Ce n'est pas du même ordre. Lui, ce sont ses sentiments qui ont été troublés; là, dans l'exemple que je te donne, c'est le corps qui souffre et qui se fait entendre. Rappelle-toi de l'astéroïde 327 dans le Petit Prince et de la personne qui habite dessus...
-...Oui, le buveur.
- Très bien. Si le Petit Prince ne l'avait pas quitté si vite il aurait entendu le buveur pousser des "hips" dans son silence.

La petite fille ne répondit pas et perplexe revit la scène du buveur bizarre. (Moi, j'aurais eu du mal à lui expliquer davantage que les hisplexci sont la manifestation buccale de bruits provoqués par l'excitation des filets nerveux du plexus lors d'ingestion exagérée d'alcool.) Mais se remémorant la scène de la planète du buveur, l'enfant dans son intuition comprit qu'il ne faut exagérer de rien et me dit une fois de plus que les grandes personnes sont vraiment bien étranges."
(C.Bx )

SCHLEPIX (90) [L2-L9]
n.m., pej.(se dit aussi schleupix): pisseur, con, gars qui la ramène pour pas grand chose. Vient de la dernière guerre, contraction de " le schleu qui pisse ".
" C'type là, c'était un haut gradé d'la Wehrmacht. Un jour, l'Gaston l'a pris à pisser cont'le mur de son hangar et l'a pas compris pourquoi il allait pas dans l'chiotte. Il a dit au Dédé qui passait par là : tiens, vl'à l'schleu qui pisse cont'mon hangar ! Le Dédé qu'a toujours été un peu dur d'oreille a demandé : Un schleupix ? Un schleupix ? Qu'est-ce c'est donc ? Et depuis, c'est resté pour causer d'tout gars qu'on aime pas ! ", in Chroniques de la Drôle de Guerre de J.-P. Sabre. (M.B.)



Tour 8 : 15/11/98
Lettres : AEUYDSZ
Contrainte : N'utiliser que des verbes du 2ème groupe
Index

SAUZDEAYR (216) [J7-J15]
SAUZ-DE-AYR (1588 ; "saultz de l'ayr", 1329) Mouvement dans lequel un danseur bondit en se grandissant, atterrit en se raidissant pour rebondir, puis mollit en fléchissant pour se tapir au sol.
"Les damoiselles s'esbaudissent ordinairement lors qu'un escholier mal affermi sur ses arteils s'estourbit en un sauz-de-ayr qu'il finit en capriole." (Thoinot Arbeau, "Orchésographie")
[note : la graphie "sauzdeayr" sans traits d'union a été établie par l'Academie Française en 1995]

SH : cri du public pour avertir un comédien
qu'il faiblit. S'il se ressaisit aussi sec,
le comédien, non seulement n'en pâtira pas,
mais sera au contraire chaudement applaudi.


UP : Boisson gazeuse qu'on unit généralement à plusieurs autres avant de l'engloutir.
"Les 7 up qui franchirent son gosier sans même qu'il déglutît, au risque de les vomir, n'assouvirent qu'à peine sa soif qui forcissait." (Aude Celse & D. Vian, "Queues de boissons").

ZL : zèle exempt des E en excès (et texte exempt de verbe, bel exemple d'excès de zl :-)

DE : Anatoneb pour quorbir les schiplex.
"Qui fourbit son de, endurcit son uq" (proverbe poldève)

EX : nom dont jouit un humain qui a subi un avatar ayant abouti à sa Disparition.
"On l'a vu s'affaiblir, s'alanguir, s'abrutir, maigrir, ramollir, jaunir, pâlir, rancir, puis pourrir. Il a fini par haïr la nation qui l'avait affranchi. Alors, la nation l'a raccourci." (Alain Ducaux, "Louis XVI")

SLURJIENY : (mot hongrois) sous-officier de l'armée austro-hongroise qui choisissait les nouvelles recrues, leur fournissait leur équipement et les aguerrissait.
"Il avait gravi seul les degrés périlleux
Par où s'accomplissait son destin implacable.
Le slurjieny durcit son esprit indomptable,
La poudre des canons noircit son coeur villeux."
(V. Hugo, "Jozsef Fárkas")
(N.G.)

SUDEZAYA / YSLURJIEN (185) [A8-A15]
Du verbe du premier groupe "sudezayer". Chez les vacanciers germanophones arrivés dans leur camping de la côte d'azur, action d'émettre le soupir caractéristique "Zayé !" (ça y est) en pleine sudation jaculatoire. "Arrivé à Rome, Freud sudezaya" (Fliess, journal intime).

YSLURGIEN : état qui suit immédiatement celui du sudezayeur. Pour fêter son arrivée, le sudezayeur plonge la tête sous l'eau tout en soufflant ce qui conduit à des productions sonores du type : wisssss, sluuuurgeeeee. C'est de ces onomatopées que le mot yslurgien fut créée par le grand Robert qui héllénisa son orthographe parce que lui-même yslurgia en Grèce la première fois.
"L'ennemi de l'yslurgien, c'est le pet sous l'eau" (De Gaulle, Mémoires balnéaires). (S.B.)

SADEUZYE (144) [N1-N7]
Sadeuzye, n.m. : tout mot qui contient deux voyelles identiques accolées. Exemples: scénarii, coordonnée.
"On croit pouvoir trouver l'origine du terme sadeuzye dans une réplique exaspérée du réalisateur tchèque Milos Forman alors que son assistante (qui était hongroise) tentait vainement de lui expliquer que le mot "scénario" en français prend deux i au pluriel. Ca a deux i, lui répétait-elle en mauvais français et en pleurant (zeugme…). Sadeuzye? Sadeuzye? hurlait Forman en croyant qu'elle lui parlait hongrois, pourquoi pas Goulash tant que vous y êtes?", in Jean d'Ormissons, Histoire de l'Orthographe, tome 15. (M.B.)

ZYEUTADES (106) [11D]
ZYEUTADES (106, 11D) n.f.pl. Clins accomplis pour attendrir sa chérie
qui rougit, pour avertir un abruti qu'on se divertit, parfois afin de
trahir un pourri mal dégrossi mais surtout quand le jour faiblit, que
le ciel rosit, blêmit puis noircit et pour finir... qu'on s'assoupit.
Pour éclaircir ses agissements, on choisit de les définir par des ;-)
qui fleurissent l'ASYII = American SYstem for Information Interchange
[à mugir a-ès-y-deux-i = AESYDEUZI (210, N7) en français]. Envahir un
bâti de telles zyeutades aboutit à l'alourdir, à l'enlaidir, et il en
pâtit. Agir donc sans surenchérir, ne pas trop remplir, sinon au lieu
d'ébahir, vos vagissements avachis nous infléchiront à vomir ! « Pour
réussir un clin, enfouissons notre iris sous notre paupière, que nous
rétrécissons comme un calisson, et obscurcissons cette prunelle, sous
le buisson de notre sourcil. Alors les cheveux de l'étourdissante, de
de la resplendissante se durciront comme ceux d'un hérisson endolori.
Nous l'envahissons de frissons ! » (Henri Bergson, in "Le guérir" ;-)

(G.E.F.)



Tour 9 : 22/11/98
Lettres : EIUMNRR
Contrainte : Définitions en alexandrins
Index

MURNOREXIE (130) [D12-M12]
MURNOREXIE (130) [D12-M12]

Du latin "mus, muris" qui signifie souris,
et du grec "orexia" qui veut dire appétit.

Tendance à se nourrir en faibles quantités
Qu'on observe souvent chez les gens alités
(Ne surtout pas confondre avec l'anorexie,
Qui doit être classée parmi les maladies).


- Et que vous tombiez dans la bradypepsie!
- M. Purgon!
             - De là, dans la dyssenterie!
- M. Purgon!
             - L'hydropisie!
                              - M. Purgon!
- Après l'hydropisie la murnorexie!
                                    - Non!
- De la murnorexie, enfin, dans le trépas,
A qui sans lavement vous n'échapperez pas!

-- J.-B. Poquelin : "le Malade imaginaire"
(revu et mis en vers par Nicolas Granaire)

(N.G.)

MURNOREXIE (130) [12D]
MURNOREXIE (130) [12D] n.f.
(du mot grec "orexia", qui veut dire "appétit",
et de l'expressionniste allemand F. Murnau)
Soif de cinéma triste et de sang en tonneau,
mais allergie aux croix et dégoût des hosties.

Accompagnée parfois de gestes ralentis,
de haine du dentiste ou de maux infernaux,
cette lubie persiste en des bourgs régionaux,
de l'Écosse au Kenya, chez quelques pervertis.

« Quand il passe le pont, le fantôme d'Orlock,
chevauchant un harpon et costumé de loques,
survient à sa rencontre en criant "T'es foutu !"

Une chauve-souris coltine entre ses pattes
notre murnorexique au tréfonds des Carpates. »
(Bram Stoker dans "Le comte Henri Nosferatu")

(GEF)

RUMINOREXE (130) [12C]
RUMINOREXE (130) [12C] n.m.
Grand lama du Tibet. "Quand il est fulminant,
on le voit saliver, ce roi des ruminants." (J.-C. Carrière)

(GEF)

RINRUNMAE (139) [13C]
RINRUNMAE (139) [13C] n.m.
(de "ringard" et de "rune", autrement dit "pas neuf",
et de "maestoso", rapide comme un boeuf)
Vieux qui a l'infortune et la naïveté
d'ouvrir son gros museau sans y être invité
par ses petits-enfants. Ce terme est estimé
carrément décoiffant par les punks allumés.
RLI, n.f.
"Religion" en argot abrégé des banlieues.
IUQ
Pronom relatif "qui" en extrême verlan.
NRU, n.f.
En parler parigot : "une rue" (c'est sérieux).
RJO, adj.
Aphérèse yankee pour "barjo" (désolant !).
UIR, n.m.
En latin archaïque : "homme" (on l'a oublié ?).
MNI, n.m.
Procédé mnémonique utile pour nier.
SCHIPLEXE, n.m.
Orthographe choisie par certains troubadours
pour un mot défini lors du septième tour.
(GEF avec autodéclassement de la proposition par l'auteur)

MIRENURUQ (86) [D7-D15]
Jargon des professionnels de la télévision composé de mire et nuruq (eunuque en sabirite) : dans les harems sabirs, les eunuques n'ont le droit de regarder qu'une unique chaîne spécialisée qui, diffuse hormis la météo, une mire affichant une photo dédicacée de l'équipe locale des Chiffres et des lettres. Par extension : injure ou cauchemar de tout intervenant audiovisuel (finir en mirenuruq).
"Lacan est le mirenuruq des lacaniens (Roustang, l'effet 'yau de poêle)(S.B.)

MURRIENT (68) [A11-H11] Conjugaison au présent de l'indicatif: je mûris, tu mûris, il mûrit, nous mûrions, vous mûriez, ils mûrrient. Autre forme: nous mûrissons, vous mûrissez, ils mûrissent.
"Quand Oriane de Guermantes, dont le provincialisme parfois claironné n'était qu'un des avatars les plus prégnant de son snobisme hypertrophié, comme lorsqu'on affirme en pleine assemblée de pairs que l'on adore les patates à l'eau tout en dégustant un précieux consommé de morilles en montrant par là que seuls le raffinement et de civilisation donnent accès à l'intelligence des plaisirs les plus simples, dans la jubilation profonde de transgresser les règles parce qu'on est au-dessus d'elles, déclara chez la marquise de Cambremer qu'elle ne dirait plus que "les pommes mûrrient" et non "les pommes mûrissent", parce que cette déformation de langage était commune à sa femme de chambre aussi bien qu'à Rabelais, qui tous deux savaient ce qu'est la vraie vie et ne pétaient pas dans la soie, elle fit une telle sensation, dans l'effacement pourtant profond dont elle tentait, tout en tentant de bien le faire remarquer, d'imprimer à toute sa personne, qu'on ne parla plus les jours qui suivirent dans tout Paris que du "mûrrient" d'Oriane qui, à force de charme, de rusticité et d'exotisme, s'imposa chez ceux qui, en dépit de leur haut degré de culture, ne semblaient pouvoir en faire état qu'en le conspuant."
Auteur inconnu.
(M.B.)



Tour 10 : 06/12/98
Lettres : EGHMNTT
Contrainte : La Bible
Index

GHIMENETTI (92) [M6]
[ou khiménetti, ximénetti, jiménetti, chaque fois prononcé
avec le raclement de gorge de la jota espagnole] n. m. pl.
(1765; du nom du missionnaire Ghiménès). Fruits minuscules
de la "ximénie", arbuste des régions tropicales (Olacées).
On les appelle plus couramment "pommes de mer" ou "citrons
du désert". Un descendant de Khiménès, le poète Juan Ramón
Jiménez (prix Nobel litt. 1956), les identifia à la manne,
nourriture divine trouvée au seizième chapitre de l'Exode.
Le nom exact des choses lui fut donné par son intelligente
analyse des ressemblances entre les ghiménetti, les grains
de coriandre et le bdellium. Un fin calcul de cabalistique
lui fit également découvrir un diagonnet caché, au sixième
chapitre de l'Évangile de Juan : « Allah tout près câlin /
avisé sut vous faire / tout ces ghiménetti / présumés fort
mielleux / car vous n'aimiez pas ça / l'infertile sablon »

(G.E.F.)

GHIMENETTI (92) [M13]
n.m.pl. "RHI" de guilde et "MENET" musicien

Livre de Nathan, Chapitre 1 - Versets 4 à 6.
4 Tous les anciens s'étaient rassemblés. 5 Les ghemenetti s'étaient réunis et faisaient danser les habitants au son de leurs instruments. 6 Jouez tambours, sonnez trompettes!
(C. Bx)

MHETGNET (86) [N2]
n.m. : pénurie alimentaire. Conjonction de "meat" et de "niet" née sous Staline quand les autochtones signifiaient d'un air navré aux occidentaux en visite diplomatique en U.R.S.S. qu'ils ne pourraient les inviter à dîner.
" Le mhetgnet a pris la force du symbole. Par cette dénégation multilingue, par cet aveu soviéto-occidental, par cette défaite de l'universalité de l'estomac se dessinait le portrait d'une nation à genoux. Mhetgnet, mhetgnet répétaient à l'envi nos malheureux hôtes en nous conduisant aux portes des magasins réservés aux porteurs de devises et nous souffrions de manger devant eux notre foie gras d'importation", in J.-P. Sartre, Là Ou Je Me Suis Trompé, Œuvre posthume.
(M.B.)

THINETEGMI (40) [M6]
THINETEGMI n.f., théol. Ce mot, herite du grec
thinos : "colline" et teggô : "mouiller", issu
du babélien thhegntoggnom, est employé par les
theologiens pour designer le Deluge qui frappa
la terre et auquel seul Noe survecut. "Moi, je
vais faire venir le Thinetegmi sur la terre a-
fin de détruire sous les cieux, toute créature
animée de vie." (Genese, 6, 17) Par glissement
sémantique inexplique, on designe comme thine-
tegmique un joueur peu scrupuleux meritant une
belle correction pour son inconstance dans les
entreprises ludiques auxquelles il est presume
prendre part chaque semaine. "Louis est thine-
tegmique." (Stephane Barbery, chaque dimanche)
(L.B.)

TA (2) [G10]
Abbréviation de Thinetegmi Astronomique.
"Grand Schtroupfreud ! Grand Schtroupfreud ! La 5ème de Beethoven me crie des TA TA TA TAAAAA" (notes déchiffrées sur le carnet de rêves du Sabirateur pendant la semaine du 29/11/98 au 06/12/98
(S.B.)



Tour 11 : 13/12/98
Lettres : EULTTV(blanc)
Contrainte : Texte isocèle finissant cycliquement en "ou" puis "li" puis "po" (tirets acceptés)
Index

L(E)TTUNVAE (154) [13C]
L(E)TTUNVAE (154) [13C], n.f.pl. : Novæ ou
supernovæ observables uniquement en un pli
de la Lettonie. Leur existence reste hypo-
thétique. Voir serpent marin & loup garou.

LLI, n.m. d'origine catalane : Deux milli-
détritus de ghiménetto bouilli dont un po-
ète a dévoré un bout. Ne vaut plus un sou.

MEUQ, n.m. : Verlan du verlan "keum", éli-
minant le vocable "mec" qui signifiait po-
te au début du siècle. Voir "reubeu" itou.

UTRU, n.m. d'un morceau d'autruche ramolli
dont les Papous raffolent : Terme incorpo-
ré au français par des anthropologues vou-
lant illustrer l'antiracisme des incivili-
sés, car son sens figuré signifie fort po-
liment "autrui moins haï qu'on le pense ou
même étranger transformé en ami accompli".

RTJO, n.m. du jargon scénographique suppo-
sé provenir de l'acronyme de "restent tou-
jours les jeux d'ombres" : Projecteur cli-
gnotant de couleur vert-jaune, dont la po-
pularité est salvatrice quand un amphigou-
rique metteur en scène veut étaler ses li-
mites créatrices non pas en un jour despo-
tique, ni même en un demi-jour, mais crou-
pissant au sein d'un quart-jour préétabli.

NUIR, v.tr. : Soirer. "Le rtjo nuit le po-
lysémique théâtre sombre." (Jean Ricardou)

RVNI, n.m. : Ovni du IVème type, générali-
sant les pvni et qvni. Jamais vu en diapo.

SCHIPLEXE, n.m. : Fissures vues sur le cou
et le cortex d'un mycosynaptique affaibli.

(GEF, auquel on donne parfois le nom Espo)
(G.E.F.)

(V)ULVETTAGAIPIED (125) [8A]
(V)ULVETTAGAIPIED (125) [8A], n.f. :

Valve dont on se sert comme un étroit verrou
à l'entrée d'une ruche ou d'un guêpier empli
de frelons, de bourdons ou d'approchant topo

L'orthographe idiote est due au fermier soûl
qui l'inventa lors d'une altruiste apiphilie
afin de préserver tant les taons que sa peau

(G.E.F.)

UTTLEUVU (90) [E5]
Charabia des Indiens, mélange de français et de leur langue maternelle.
 Interrogation traduite : où l'as-tu vu ?


En dialecte sioux
La squaw si jolie
Couverte de peaux
Demande à tous où
Est passé son pli
Sur quel entrepôt
Sous quel caillou

(C.Bx)

TLEUVTU(C)RU (74) [E5-E14]
                               Un chou
                            Vraiment joli
                       Mais alors qui cuit po !
                     Ce serait un veritable bijou
                Qu'il soit frit, roti, saute ou bouilli
           Par malheur et quoi qu'on y fasse, il ne cuit po !
          Il fait dans la nature le regal des coucous, du hibou
     Qui le mangent tout cru, mais a la maison ca ne fait pas un pli
  Une heure et demie, deux, trois heures, quatre ! il ne cuit toujours po !
  Son gout et son fumet sont si doux qu'une unijambiste supplierait a genou
Qu'on la laisse gouter ce legume sans conteste meilleur que l'insipide broccoli
A cette condition veritablement incontournable qu'il soit bien cuit, et on n'y arrive po !

"Le tleuvtucru que j'l'avions fait cuire, il est t'jours aussi dur !"
	(Rejean Ducharme, "Les deux choux de la Conteche")

(P.B.)



Tour 12 : 20/12/98
Lettres : EEEBFFS
Contrainte : De la Réalité du Père Noël
Index

BESEFFEUTRU (126) [E5-E14]
Adj. masc. s. (1929, W. St.)
Fut dit du mauvais gus qui fumait du haschich, qui buvait du whisky, qui avait vu St Xmas, mais qui fut mis a bas du vasistas.

"New-York. Un banquier qui ne se privait de rien et croyait encore au Pere Noel s'est jete ce matin par la fenetre de son bureau en realisant que la crise l'avait ruine. On l'a ramasse tout beseffeutru sur le trottoir. (depeche AFP)"

{lipogramme en L,E, P,(e),R,(e), N,O,(el) (sauf citation, bien sur)}
(P.B.)

BESEFFEUTRU (126) [E5]
BESEFFEUTRU (126) [E5] n.m.      les foyers à pas feutrés en
(de bésef = beaucoup, feu =      plein solstice, périt en 97
ignescence, puis tru = trou      au milieu d'un béseffeutru.
sans eau). Est employé pour      Selon feu Pierre Laroussie,
désigner une combustion peu      on lui attribue le proverbe
contrôlée dans sa cheminée.      empyrique "Qui trop embrase
Noël de St-Claus, le ventru      mal éteint", crié au moment
chaperon rouge qui visitait      de son incandescent trépas.
(G.E.F.)

BESEFFEUTRU (126) [E5-E14] Contenu manifeste d'un rêve de Noël de Lacan qu'il substantiva en en faisant l'analyse dans un texte découvert cousu dans la doublure du col Mao d'une de ses chemises mais bon là je m'égare St-Lazare.
"Le Beseffeutru n'est autre que la feutrine du signifiant du Nom-du-Père-Noêl qui vient tickeler la lèvre de l'enfant au destin de vin-aigre : deux "zefs" valant pour "fez" à la chaleur marmoréenne d'un revenons-y dans la cloc du jour natal. Que l'on peut A-grapher B(2f)=0/NDPN. Autrement dit : prout. (S.B.)

FEBESEFS (82) [D5-K5]
FEBESEF n.m. Concept philosophique introduit
par Pierre Bourdieu dans son controversé "De
l'ontologie patriarcale d'une entité pileuse
achromique dans la tradition nicolienne". Le
fèbésèf, dans la terminologie bourdieusique,
est un ensemble d'actes que fait une société
lorsque approchent les fêtes de fin d'année,
pour pousser le client à la consommation, en
jouant sur l'imagerie traditionnelle du père
Noël, se gobergeant grâce à cela dans un pa-
lais de luxe parfaitement abhorrable. A lire
dans l'ouvrage susmentionné : "Jamais on n'a
vécu dans une société aussi nécrosée par ses
propres démons que sont l'argent et les flux
monétaires. Les fèbésèfs de tout poil qui se
manifestent aujourd'hui sans vergogne aucune
dans les rues et en public, sont les avanies
essentielles de notre monde actuel auquel je
et les autres appartiennent, où nous vivons.
Le père Noël n'existe pas et il est temps de
dire la vérité aux enfants. Sans cela, notre
rôle se borne aux limites suivantes : prédé-
terminer ces enfants candides et naïfs pour,
au mieux, n'être que des consommateurs prêts
à succomber sans résistance de la volonté, à
tout cet étalage inutile d'envies qui seront
devenues entretemps, par le biais des médias
et des vecteurs d'information, des besoins."
(chp. III, pp. 1240 sqq.) A souligner que ce
concept est monovocalique, chose fort rare à
M. Bourdieu ‹ jusqu'ici le sociologue nous a
surtout permis de rire, pas de nous extasier
sur un fait particulièrement oulipophilique.
(L.B.)



Tour 13 : 27/12/98
Lettres : EIONTSS
Contrainte : Repas de fête
Index

STONESIE (62) [A6-H6]
STONESIE [A6-H6] N.f. (de stone-easy, mot anglais neolithique : pierrade, festin) (Acad. Fr. 1724) Sous l'Ancien Regime, procede consistant, dans une invitation a un souper de fete, a cacher le veritable menu du repas dans une description toute prosaique, ou meme affligeante, dans le but de decourager les importuns et les niaiseux. Par extension, deguisement, travestissement.

" La vicomtesse de ***, pour ses invitations a l'occasion de la Noel, put cacher les huit points forts de son menu. Qu'on en juge : Nous vous attendrons, cher ami, a 7 heures. Les domestiques etant en conge, veuillez vous presenter a la porte de la cave, y arrimer votre destrier, et entrer. Nous servirons des graines de sesame faux a grappiller, de la mache en panier, de la moutarde forte aux lentilles, du chat pompeusement nomme lapin. Le vin ordinaire sera servi jusqu'a ce qu'on ait bu chaque goutte. Pour finir, chacun aura un petit boudin d'homme a ronger. Comme vous pouvez en juger, en somme, on fut meilleurs l'an passe ! " (Madame de Sainte Simone, "La stonesie n'est plus ce qu'elle etait")
(P.B.)

SITOENES (62) [A6-H6]
Célèbre voiture subsaharienne dont le modèle réduit fut utilisé par le Petit Hans pour figurer la voiture de son oncle.
"La poire du klaxon d'une Sitoene est évidemment un bon/mauvais sein non clivé" (M. Klein, préface à "Je m'égare devant l'entrée de gare"). (S.B.)



Tour 14 : 17/01/99
Lettres : AOCKRVW
Contrainte : Pénultième
Index

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WORKCSAV (419) [A1-A8]
WORKCSAV (419) [A1] n.m. du jargon
    informatique : Commande du
      C-shell permettant une
        sauvegarde presque
         parfaite de tout
          travail bogué.
           L'erreur est
           corrigée par
           le système à
           condition de
           figurer dans
          le dernier bit
         du programme. Au
        contraire, si elle
      concerne le pénultième
    bit, la totalité du disque
rigide est instantanément effacée.
(G.E.F.)

VACKRSÓW (419) [A1-A8]
[Du nom d'une ville polonaise fondée en 1 av. J.-C. qui changea de nom plusieurs fois au cours de son histoire. Le nom de Vackrsów fut l'avant-dernier qu'elle porta avant sa destruction en 899, pénultième année du siècle qui précéda la fin du monde en l'an mil.]

(prononcé va-coeur-souf, avec l'accent tonique sur la pénultième comme toujours en Polonais. Notéz l'accént aigu sur l'avant-dernière lettre comme dans Kraków (Cracovie)).

Dispositif placé sur la voiture qui précède la voiture de queue d'un train pour éviter les risques de déraillement dans la seconde qui précède l'arrêt complet. Bien qu'un mécanisme analogue ait existé sur certains chars d'Europe orientale au millénaire précédent, ce n'est qu'au siècle dernier qu'il est devenu d'usage courant. Menacé de disparition lorsque la Compagnie des Chemins de Fer proposa de supprimer le wagon de queue dans les trains, le vackrsów fut réhabilité juste avant sa suppression par un ouvrier de la onzième heure qui, freinant brutalement à la station d'avant le terminus, fut sauvé par l'un des deux seuls vackrsów encore en service.

"Zawsze czyba vackrsów w domu albo na lewo" (Zbyszek Penultski)
(N.G.)

CROWVSKA (419) [A1-A8]
           (A1-A8), 419
       CROWVSKA, n.f. (issu
     de la russification d'un
   terme américain). Présage de
  malheur incarné par un corbeau
 femelle voletant d'ouest en est.
La superstition fait référence aux
menaces de missiles occidentaux de
la Sov. War, plutôt qu'aux augures
latins. Le néologisme est attribué
à Oscar Wok, ancien tsar devenu le
 roi des bouviers d'Hollywood, et
  gentiment surnommé "cow-ksar":
   "Le roi de la pampa retourne
     sa chemise pour annoncer
       l'avant-dernier flux
           de corbeaux"
(G.E.F.)

VROCKSAW (A1-A8) [254]
Chanteuse amérindienne de rock pour vieux.
"J'ai appris sans surprise que "Dora" était devenue une Vrocksaw. Logique, au fond."
(Freud, Correspondance inédite).
[Pour la petite histoire, Dora devint plus tard la mère de Nina Hagen]
(S.B.)

KRCAVSOW (242) [A1-A8]
(de Curacao, selon Robert Petit ; de Carcassonne, selon Henriette Walter)

Phenomene optique, du a la birefringence de l'air humide, qui produit une perturbation legerement en deca de la limite du champ de vision de l'observateur. Le krcavsow (ou certains voient l'origine du flou artistique) serait la cause de l'occultation quasi systematique de ce qui est a la limite de la limite. Ainsi, il semble qu'a cause du krcavsow, personne n'ait jamais bien distingue le 39e voleur d'Ali Baba, le 9e petit negre d'Agatha Christie, le 11e apotre de Jesus, le 100e dalmatien de Walt Disney. Par contre, mettre sur le compte du krcavsow le non-respect du 9e commandement n'est pas tres honnete.

"Le krcavsow et le rayon vert sont les deux derniers phenomenes optiques mysterieux et controverses qui laissent au poete une avant-derniere marge de reve." (Charles Trenet, Barbery a l'horizon de Barbera)

(P.B.)

SKRACOWV (123) [A6]
(Nom déposé) Nom masculin

SKRA (de to scrabble, gratter)
COW (vache)
V (5ème)

Avant-dernier prototype (numéro cinq) d'appareil permettant aux bovins mis à l'étable de se gratter car privés d'arbres, grattoirs naturels et combien appréciés, ils souffrent d'en être dépourvus.

"Après de longues et fructueuses recherches nos laboratoires d'essais viennent de tester le SKRACOWVI devant les résultats concluants, il sera mis en vente dès le mois prochain dans nos coopératives. En cette période de voeux nous souhaitons heureuse et douce vie à nos laitières grâce à cette géniale invention". A l'antépénultième page de l'Exploitant bovin du mois de janvier 99.
(C.Bx)



Tour 15 : 24/01/99
Lettres : OOA
Contrainte : Fin de l'acte I
Index

KOAO (26) [A4-D4]
Onomatopée étouffée lancée par les Crabblois qui, par solidarité avec Gödel ont avalé leur E restant, et qui signifie : "Quoi? Oh!" marquant ainsi leur déception de voir déjà s'arrêter leur jeu hebdomadaire.
(C.Bx)

WAOO (14) [A1-D1]
Cri final, corrollaire du cri primal, poussé par les sabirs recevant enfin l'illumination.
"Le crabbles est le satori occidental" (J. Lacan, sur le zen cruciverbiste). (S.B.)


N.B. La lettre E manquante a été avalée par Gödel, le chien du sabirateur. Elle n'a pas été réintroduite, en hommage à la Disparition.






 
(c) Stéphane Barbery