Invention de fausses biographies à partir d'un nom et d'un indice.
Henri Giboulo - 16ème
Henri Giboulo (18..-18..)
Henri Giboulo, passe' a la posterite' sous le sobriquet du
"doux Giboulo", se rendit compte tres tot que le
seizieme siecle pouvait encore se reveler meurtrier: c'est a la
chute inopinee d'un volume des oeuvres completes de Ronsard que
son pere, precurseur meconnu d'Albert-Marie Schmidt, dut de
quitter prematurement ce bas monde.
Le jeune Henri, dont la mere avait fui peu apres la naissance en
compagnie d'un montreur d'ours, se retrouva donc orphelin a l'age
de six ans. Eleve' par une grand-tante acariatre, il eut une
enfance solitaire, a peine egayee par la lecture assidue de
Louise Labe. Il s'enfuit a seize ans du pensionnant ou sa tante
(qui n'est pas sans rappeler la Mme MacMiche imaginee par la
Comtesse de Segur) l'avait place, et vecut d'expedients, jusqu'a
sa rencontre providentielle avec le prestidigitateur Jean-Eugene
Robert-Houdin, dont il devint le disciple assidu. Des lors, il se
consacra tout entier a l'art alors adolescent de la
prestidigitation: bientot, le carton magique, la femme sans tete,
les fausses coupes et le sac a l'oeuf n'eurent plus de secrets
pour lui. Ses spetacles eurent helas moins de succes que ceux de
son illustre predecesseur, et le Theatre des Soirees Fantastiques
(ou devait s'illustrer par la suite Melies) periclita sous sa
direction, malgre l'idee novatrice de ponctuer ses spectacles
d'extraits de Charles d'Orleans et de Rabelais. Son horloge a
pedales et son lapin mecanique en boue sechee n'eurent pas, eux
non plus, le succes escompte'. Henri, pourvu d'un optimisme sans
faille, perseverait neanmoins dans ses efforts de renovation de
la prestidigitation. Il y reussit au-dela de ce qu'on eut pu
imaginer: un soir de novembre 18.., presentant le nouveau tour
d'invisibilite qu'il venait de mettre au point, il disparut
devant les yeux de la foule stupefaite, et nul ne le revit par la
suite. E.S.
Henri Giboulo (1516-1616) : Quinzième
enfant d'une famille du dix-septième arrondissement, Mr Giboulo
pleura toute sa vie de ne pas avoir de travail. S.B.
Henri Giboulo : Astrologue de François
1er et inventeur de la bataille de Marignan. Ayant fait constater
à son employeur qu'en 1111, 1212, 1313 et 1414, il ne s'était
pas passé grand chose de très passionnant, Henri Giboulo
suggéra au monarque de réhausser son règne par une action
d'éclat en 1515, date qui tombait vraiment bien, d'autant que sa
science des pronostics ne lui avait fait entrevoir la "paix
perpétuelle" qu'en 1516 - pas terrible au niveau du
mnémotechnique. Mort en 1519, il ne put de nouveau faire
bénéficier le roi de France de ses dons de prescience, fort
utiles pendant le combat du Milanais, lors de la désastreuse
bataille de Pavie. J.C.V.
Henri Giboulo. (1566-1599) : grand
météorologue inventeur du terme « giboulée ». Avant 1598, on
parlait uniquement daverses.
« Cette innovation langagière fut loccasion pour tous les
scientifiques de lépoque de se rappeler à quel point les
nomenclatures scientifiques nétaient que le produit
dune institution arbitraire et parfaitement subjective. Le
clan des platoniciens y trouva sa première défaite
dimportance. » in Fernand Braudel, Histoire des Climats. M.B.
Françoise Joly - lanterne
Françoise Joly (1812-1869) : Tenancière du
bordel "Le coeur fleuri" à St Dizier. D'une
intelligence vive, quoique souillée par la vénalité, elle
constata qu'un certain nombre de ses clients - plus saouls quela
moyenne - ne trouvaient pas le chemin de son établissement, se
perdaient en rase campagne ou, pire, entraient dans des granges
pour y consommer sur la gent animale - ce qui est nul pour le
commerce. Elle eut alors l'idée de signaler son antre à l'aide
de la fameuse petite lanterne rouge qui fut rapidemment adoptée
dans tout le pays, et qui a grandement contribué au rayonnement
de la France dans le monde. J.C.V.
Françoise Joly (1952-), professeur
d'Internautisme
On a souvent comparé Françoise Joly à la Florence Artaud
d'Internet (ou du Lanternette, eut égard à ses origines
québécoises). Fille d'un installateur de lignes téléphoniques
et d'une ex-standardiste à Jour de Joual, après une enfance
sans histoire, elle poursuit de brillantes études
d'Intercommunicabilité Réactive Appliquée aux Systèmes
d'Echanges Infra-développés et Bi-matriciels. Après deux
doctorats et une thèse d'Etat, en 1993, Françoise Joly navigue
jour et nuit sur l'ensemble des pages du réseau des réseaux, à
la recherche d'informations multiples autant qu'utiles. Il n'est
que de lire son abondante production pour se rendre compte de
l'universalité de ses sujets d'étude :
"Porcelaine de Saxe consignée en vente libre sur le
3W",
"Aglaé et Sidonie, précurseurs de l'interactivité",
"Cyber-culture et salsifis sur les PC en CEI",
"Figurines de galettes des rois en GIF, un art, un
devenir",
"Bill n'a pas dit sur le Net...",
"Avatars et corridors virtuels, le frôlement
interdit",
"Cyber-sexe et techno-pop, le new-age est-il has-been
?",
"L'information va-t-elle plus vite que la vie ?",
"Les émoticons : comment les prononcer ?"
"Gagner des guerres grâce à Internet",
"Les réseaux de la haine ordinaire",
"Lecture systémique des moteurs de recherche",
"J'ai HTML",
"Le mail à Elise, musique câblée",
"Savoir-vivre à l'usage des News-groups",
"N'est pas Web-Master qui veut",
"Chats chats chats",
"L'ordinateur est-il indispensable pour toute relation
sexuelle ?"
"Myopie en VGA".
Françoise Joly est aujourd'hui maître de recherches à
L'Université de Montréal. Ses conférences sont retransmises en
CU-CMe dans le monde entier. J.B.