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En travaillant à la traduction et la présentation des 36 Poètes Chinois du Shisendô au printemps 2017, je suis tombé par hasard sur un article évoquant  l’hypothèse que  邵雍 – Shao Yong – しょう よう (1011-1077) pourrait avoir servi d’inspiration au Dokurakugin- 独楽吟 de Tachibana Akemi-橘 曙覧 (1812-1868).

Le Dokurakugin est constitué d’une liste de petits bonheurs du quotidien d’un lettré de province, poète et calligraphe, qui a préféré la pauvreté au commerce familial. Qui a perdu trois filles en bas-âge. Et qui regarde grandir ses trois garçons.

Tous les textes de cette petite anthologie de 52 poèmes sont construit sur le même schéma : たのしみは。。。。時 (tanoshimi ha… toki), quel plaisir quand…

Ce texte pourrait paraître mineur. Sauf qu’il donne accès à un élément majeur de la culture japonaise, rarement visible ou simplement imaginable vu de l’étranger : la gentillesse douce, tendre, chaleureuse, gourmande, dans la vie simple de tous les jours. On pense aux seconds rôles des films d’Ozu, aux petits personnages représentés, l’air de rien, dans les gravure de Hasui Kawase. Plus récemment, aux relations contemporaines dépeintes par Naomi Kawase.

À ma connaissance, il n’existait pas de traduction française de ce texte. Et, que je sache, qu’une traduction anglaise partielle.

J’ai ainsi proposé aux membres de l’atelier mensuel que j’anime à Kyôto de nous atteler à la tâche. Qui n’allait pas de soi car le japonais utilisé par Tachibana est marqué par le temps : des contemporains ont besoin de notes, d’explications et de traduction en langue actuelle pour accéder au sens des poèmes. Une traduction en anglais et une autre en chinois continental, réalisées à partir de notre travail préliminaire, ont été ensuite incorporées au projet.

Une visite au musée Tachibana de Fukui m’a permis de découvrir l’œuvre fabuleuse de  Michiko Ishii – 石井美千子 qui a réussi à capturer en trois sculptures parfaites, l’esprit du Dokurakugin. L’artiste a accepté que je puisse en faire des photos, très différentes, visuellement, de l’esprit de sa création, mais qui je l’espère l’honorent à leur façon. Et le musée m’a autorisé à reproduire des calligraphies originales de Tachibana auxquelles ont été adjointes des productions d’une calligraphe de Kyôto.

Je tiens à remercier très sincèrement toutes les personnes qui ont rendu possible la mise à la disposition du plus grand nombre du Dokurakugin.

Tout le projet de ce livre repose sur le bénévolat. La publication sur Amazon (impression à la demande, et Kindle) ne produit aucun bénéfice. Si vous commandez la version papier, vous avez accès gratuitement à la version kindle.

Merci de nous aider par vos commentaires et en partageant sur vos réseaux sociaux cette annonce de la sortie de ce texte qui réchauffe le cœur !

Puisse-t-il vous émouvoir autant qu’il nous a touché !

Stéphane Barbery
Manigod, 25 décembre 2017