Journal de Cuissons : An 3

30 mars 2020 : cuisson 90 (électrique 700 et 1230°C)

L’avoir du bol 01

  • Suite du vidage des argiles de l’atelier.
  • Confirmation de la cuisson 89 : un seul trempage dans l’émail kairagi 255-823 de 新日本造形 permet de réussir le kairagi (dans sa version petite cellule) à coup sûr. Et de produire le même résultat sur des terres différentes ! Notamment ici une argile noire. Je n’ai pas encore trouvé la bonne terre rouge pour le type d’Ido que je cherche (ici, ils sont trop sombres, 赤土6号中目N°52).
  • Test de l’émail Shino A-18B de Voice of Ceramics, appliqué au pinceau en plusieurs surcouches sans arrondir les traces du pinceau (à réassayer avec un pinceau éponge, kana). Cet émail ne coule pas et produit un blanc quartz épais, rêche dans la paume, mais avec une minéralité cristalline qui lui donne du goût, notamment quand les différentes couches laissent transparaître une argile rouge sombre en-dessous. On peut donc produire du Shino à l’électrique avec l’émail adéquat.
  • Je me suis trompé de bouteille pour l’émail 090121-1 de Maruni. Je pensais qu’il s’agissait du Tenmoku chocolat que j’ai dilué à l’eau tiède. Il s’agit en fait d’un namako marbré vert qui n’a pas coulé et que j’ai appliqué en couche trop fine pour l’un des bols (retraits).
  • Il restait de la place pour un bol (argile bizen) émaillé aec du M-47 (マンガン) de Maruni. Un Tenmoku noir goutte d’huile (jaune / vert) qui aurait requis deux couches d’émail à l’extérieur (l’intérieur est bon) car une couche fine (mal mélangée ?) a donné un effet « huile de moteur usagée ». Comme tous les tenmoku, seule une forme symétrique lisse convient.

28 mars 2020 : cuisson 89 (électrique 700 et 1230°C)

Terraformation

  • Test d’une série de 12 petites tasses en V pour tenter de retrouver un effet de la cuisson 43 (avec de l’émail kairagi de tougei.com). Mais la terre raku rouge utilisée ici n’était pas assez compacte et la couleur différente). Différences avec le modèle 43 autres que la terre : parois moins fines, probablement moins d’émail (faire deux trempages kana), keep de 20 et non 40mn.
  • Ratage de deux Ido (avec terre rouge sombre) avec l’émail kairagi 255-823 de 新日本造形 : en surcouche du premier trempage, plusieurs louches de deuxième couche qui en séchant ont craquelée. Ne procéder qu’à un unique trempage donc.
  • Ratage partiel de 3 kuro Iwasaki : pour éviter les problèmes de coulures rencontrées précédemment, application d’une unique couche diluée (et non émaillage du cul). Le beau gris taupe est devenu un noir moche.
  • Deux bols restes d’argiles mélangés avec du Kairagi de Shimo : Pas de kannyu mais blanc craquelé (façon transparent 1230 en plus épais). Encrage à chaud.

24 mars 2020 : cuisson 88 (électrique 700 et 1230°C)

Kuro de mars

  • Poursuite du vidage des restes d’argiles de l’atelier avec différents mélanges non archivables.
  • Émaillage avec du transparent, du kairagi et 2 noirs (bronze et mat) de Mizuno.
  • le bronze noir a coulé sur les surpieds. J’ai pu heureusement sauver le bol qui me plait par l’achat d’un disque diamant pour la meuleuse d’angle. Mais il est incroyablement difficile de gérer ses coulures (2 pièces sacrifiées). Ne pas émailler le dessous du bol ?
  • Le mat que j’aime tant a donné sur le mélange d’argiles des couleurs horribles. Ce mat ne doit être utilisé que sur une terre noire.
  • Un très bel Ido. Un vrai. Quelques pièces horribles ou moches.
  • Pouvoir cuire à l’électrique, dans le même four, un kuro et un ido, aurait quelque chose de fou quelques siècles auparavant.
  • Le transparent sur de l’argile noire (ou de la blanche granuleuse) ne donne rien de bon.

18 mars 2020 : cuisson 87 (électrique 700 et 1230°C)

  • Une cuisson totalement ratée.
  • J’ai décidé de mélanger les petits restes d’argiles de l’atelier donc mélanges divers. Ce sera le cas dans les semaines qui viennent.
  • J’ai tenté à nouveau des émaux shimo (Yamada Rouge, Yamada Pourpre et 256 Mizu rouge) en les mettant en surcouche les uns des autres (en ajoutant ici et là de l’oni-ita). Des monstres fromages fondus / pistes de courses synthétiques / vaguement kairagi). Quel gâchis.

 

15 mars 2020 : cuisson 86 (électrique 700 et 1230°C)

The 8th army 01

  • Le corona m’a conduit à annuler ma participation à la cuisson anagama Bizen de Mori Tougaku. J’ai donc émaillé mes biscuits en argile de bizen (diverses) avec des émaux de Mizuno : Hai Oke, 91 Karatsu, Grey mat, 865 Hai Shino.
  • J’aime vraiment le bleu du Grey mat. Non simplement la couleur mais la texture, l’épaisseur, la profondeur, les variations.
  • Bof pour les autres. Le karatsu est épais et pas moche mais pas folichon. J’étais persuadé que le Hai oke allait me donner du rouge alors qu’il a produit un transparent vitreux.
  • La réduction des pièces en taille est vraiment impressionnante.
  • encrage à chaud pour quelques essais.

 

12 mars 2020 : cuisson 85 (électrique 700 et 960°C)

Les échantillons de mars 03

  • Suite de l’exploration des aka-raku en utilisant 4 paquets d’échantillons de 2kg achetés chez Voice of Ceramics l’année dernière : Towa 1-F-8 信楽荒目土, Towa 1-H-7 赤土3号, Towa 1-F-14-2 赤2号, Towa 1-F-15-2 楽赤. Purs et mélangés.
  • Tests des pieds inspirés du motif Korin-ume-光琳梅. Avec mon tomoe-galactique (pas un escargot) au centre.
  • Le graphite (cf cuisson 84) doit être appliqué quand le bol est encore humide.
  • Application de shiro-kesho (une barbotine blanche) et « effaçage » au papier de verre.
  • Même « effacé » le contraste est trop fort. L’uniformité saumon des bols ne correspond pas à la chaleur que je recherche, plus chaude, plus sombre, plus complexe. En l’état, les bols manquent de caractère, d’épaisseur. Ils sont trop gentils, trop polis. Je dois trouver le bon mélange d’argiles.
  • Emaillage par trempage dans du transparent 900° de Shimogamo . Sortis du four à 60° ils se sont mis à développer des petites bulles (effet de la terre de Shigaraki ?) à la sortie du four.
  • Je n’arrive pas encore à trouver le bon poids. Peut-être par habitude, les bols que je trimais à 350g et que je laisse désormais à 400g me semblent trop lourds, pas équilibrés dans la main. Essayer 380g ?

07 mars 2020 : cuisson 84 (électrique 700 et 960°C)

和紙ヨーハンヅ 03

  • Suite de l’exploration des aka-raku en utilisant cette fois un mélange de terre Bizen E原土 de chez 松山 et  terre à nabe n°78 土耐熱土 赤 avec deux proportions 50/50 et 75(nabe)/25 : les terres non mélangées de la cuisson 82 n’ont en effet pas d’aji (de goût).
  • Résultat surprenant : aucune différence de teinte à la sortie du four. Et pratiquement aucune de texture, même si plus de bizen crée plus d’aji.
  • Saupoudrage (puis nappage au spontex) après façon de quelques bols avec du graphite en poudre. Résultat surprenant ici encore : le graphite reste intact au biscuit. Et intact à 960°. Crée en surface une poudre d’étoile intéressante façon washi pour waka. Effet à explorer. Wikipédia m’apprend que le graphite a eu aussi pour nom « mica des peintres » ! (le mica, testé en cuisson 7, crée un steak aux poivres).
  • Exploration de formes très simples avec une déformation ultra-marginale. Moins la déformation est sensible plus la forme est forte. Mais plus la symétrie est forte moins la forme est forte. La balance est incroyablement sensible.
  • Pieds mieux travaillés.
  • Poids plus lourds qui tiennent enfin mieux en mains. 340g.
  • Email transparent 900° de Shimogamo en trempage. Mais cuit à 960 car le 930 de la cuisson 82 m’a semblé vraiment trop bas.
  • Plutôt une bonne fournée ! Cinq bols dignes de ce nom !
  • Un mini-mizusashi non émaillé à l’extérieur et sur lequel je vais tester des techniques de vieillissement artificiel (application post-cuisson de barbotines diverses, poncées, frottées, cirées).

05 mars 2020 : cuisson 83 (électrique 700 et 1230°C)

« Le tournesol, le tournesol... » 03

  • Retour au Bizen-Kannyu des cuissons 63 et 64 avec de l’argile E原土 de chez 松山 et un émail transparent 3号 1230° de chez Shimogamo, intérieur uniquement. Encre (c’est, au fond, de la fumée liquide) à la sortie du four pour faire ressortir le Kannyu.
  • J’avais oublié à quel point de gros morceaux sortent de cette argile à la cuisson et à quel point les terres de Bizen rétrécissent.
  • Quelques pièces en argiles rouges diverses qui deviennent marronnasses vitreuses avec cet émail à cette température. J’aimerai trouver un vrai transparent ou savoir comment diluer celui-ci proprement pour 1230°.
  • J’ai enfin compris qu’il ne fallait en aucun cas biscuiter le médiocre.
  • Tentative non convaincante d’attention à la ligne.

18 février 2020 : cuisson 82 (électrique 700 et 930°C)

Le rouge de la nuit 04

  • Série d’Aka-raku utilisant deux terres qui ont eu au final strictement le même rendu orange-saumon : 赤楽 de Shimogamo et terre à nabe n°78 土耐熱土 赤.
  • Suite de l’insight de la cuisson 81 pour les formes « Gyosho » : attention portée aux lèvres (pas – trop – déformée), aux pieds (plus soignés), et aux culs (trimmés arrondies, lisses, courbes).
  • Émaillage à l’aka-raku 赤楽釉 de Maruni par trempage.
  • Rajout d’un surcouche d’émail mélangé à du charbon concassé : aucun résultat visible
  • Rajout d’une surcouche d’émail mélangé à de l’oxyde de fer (couleur bordeaux), spontexé pour ne pas créer de contraste trop fort : tâches marronasses laides.
  • Première tentative d’une cuisson à 930 à l’électrique : les bols sonnent « clong ». Mais font leur office pour du thé.
  • Cet émail active visiblement la couleur mais a un aspect un poil trop brillant et lisse à mon goût. Craquelures très fines à 930.
  • Test sur une petite tasse d’un émail transparent 900° (raku shimo ?) : solution mal mélangée donc pas uniforme : plus rêche, moins saumon, plus chair. La couleur me plait plus. A tester davantage en trempage homogène.
  • Pour tenter de contrebalancer l’uniformité saumon, tentative d’encrer quelques bols à la sortie du four, encore chaud. L’effet est un peu artificiel mais la couleur et l’ambiance générale du bol acquièrent de la profondeur.
  • La question de la taille juste d’un bol est intéressante : tension entre les requisits de la main/cœur (un chaton dans les paumes)  : 10cm de diamètre, 9cm de hauteur) ; et ceux de l’œil/ esprit (ouverture, envol) : D10,5cm : H10,5cm. Entre la protection et l’inspiration, j’ai plutôt envie d’explorer la protection.
  • toute la série est trop légère (235g cuit). La main commence à ressentir le poids du monde à 280g. Kana.

 

5 février 2020 : cuisson 81 (propane 700 et 1000°C)

La neige tombe l’arbre 02

  • Deux mélanges terracota rouge cheap (2/3) + restes « blanc » du mois dernier : je visais un rouge léger, rien n’est sorti tel sauf avec un bol enfumé (effet de la réduction sans doute, mais trop légère). Cette terracota ne teinte pas suffisamment rouge pour mon projet.
  • Utilisation d’une fayence brune foncée lisse (PME de Ceram Décor, Sio) noir utilisée par N et C. Je l’ai trop chamotté (grain moyen-gros) : problème de craquelures au séchage, surface rêche. Cuisson couleur chocolat vraiment pas à mon goût. Sauf un bol qui tire un poil plus vers le rouge.
  • Presque tous les bols émaillés par trempage au PR1000 : je n’aime pas le résultat de cet émail avec mon dispositif actuel. Effet lisse, brillant. Sur les bols noirs, crée des brumes bleues.
  • En termes de formes, j’ai continué à explorer les déformations gyosho appliquées à la main après avoir monté un tube au tour. La difficulté consiste à créer un mouvement, une déformation non-symétrique mais qui ne fasse pas « déformée », difformité. Une asymétrie non difforme. Simplement serrer ici et là, donner des coups de manchettes à la Bruce Lee ou tapoter ne fonctionne pas. On se retrouve sinon, immédiatement dans l’univers d’Oribe et du grotesque. Il faut une ondulation dans la ligne, très légèrement bruitée, mais régulière.
  • Je commence enfin à comprendre l’enjeu fondamental de la lèvre. Le bol se présente et se lit immédiatement via ses trois « formes » principales :
    • son ratio hauteur, largeur (hiver/été, ouvre ou ferme les paumes)
    • sa silhouette (hanche, mouvement)
    • le cercle de sa lèvre : un cercle parfait ne fait pas humain. Une lèvre déformée, immédiatement vulgaire. J’aime les lèvres à la Chôjirô qui rentrent légèrement et vibrent avec une élégance noble.
  • Enlever un peu de matière au fil puis relisser la lèvre peut facilement virer au vulgaire : les arcs de matière retirée doivent être incroyablement fins.
  • La déformation des tubes à la main crée une texture que j’ai cette fois supprimée au papier de verre. J’ai pris également soin de la transition courbe entre la zone du pied et la hanche : rendre la silhouette fluide et linéaire pour en faciliter la lecture.
  • Déception : utilisation de l’émail transparent de Spectrum Glaze sur les plus beaux bols : l’émail est resté d’un gris terne moche. Alors que la terre est rouge au pied. Température insuffisante ? Requiert un peu de réduction (façon enfumage) pour  se révéler ? Une tentative d’encrage à chaud n’a rien donné. La nuit ayant laissé apparaître de fines craquelures, nouvelle tentative à froid. Qui fonctionne.

25 janvier 2020 : cuisson 80 (propane 700 et 1000°C)

Les neiges fondent 02

  • Fuji Chamotté moyen R&B TE610CHM, biscuitée et émaillée par trempage dans de l’émail transparent Solargil PR1000. Enfumés.
  • Le trimmage intérieur des bols, non galetté, a produit à la cuisson à la sortie des grains de chamotte, durs et désagréables sous les doigts.
  • Couleur gris cendre. L’enfumage n’a pas formé de kannyu intéressant. Le kannyu de la PR1000 est très fin, hétérogène, avec quelques grandes veines  horizontales et verticales.
  • La combinaison de cette terre et de cet émail n’est pas agréable dans la paume.
  • Quelques bols simples tournés puis déformés. Un bol haut qui a un petit quelque chose. Mais le pied est trop haut. Le trimage des pieds ne me réussit pas. Peut-être tenter de les ajouter ensuite.
  • Test de la cire « spécial contact alimentaire » (à base de cire d’abeilles et de carnauba) de l’atelier Louis XIII. Pas convaincu pour cette série. Pourrait être intéressant pour des pièces non émaillées à l’extérieur.
  • Cuisson Raku partagée avec trois amis. C’est joyeux à plusieurs.

 

20 janvier 2020 : cuisson 79 (propane 1050°C)

赤青豹

  • Test d’une argile « biscuitant orange » prélevée dans la région et finement chamottée; lisse compacte, est devenue verte et a fondu à plus de 1000°
  • Test d’un grès de Noron chamotté impalpable R&B GE133IMP : retrait important au séchage (8-10%), le caractère lisse fait faux-cul pour un chawan. La surface doit avoir une profondeur. Probablement pas assez chamotté pour du raku (un bol fendu à l’ouverture du four, évidemment le plus beau).
  • Test de l’argile Fuji Chamotté moyen R&B TE610CHM : je l’ai tournée alors qu’elle était trop sèche : j’aime beaucoup cette terre. Retrait sensible (7.5%) mais sa rugosité la rend vraiment intéressante pour une mise en forme par pinçage après tournage.
  • Tentative de créer des chawan d’hiver « à la Chojirô » (formes simples asymétriques façon Gyosho, petits, lèvres fermée). Tournage d’un tube et déformation ensuite par pinçage et pressage des paumes. L’application des mains barbotinées sur un bol tourné crée des veinules et des effets d’écorces, végétaux. À la cuisson, effet chair vue par un chirurgien, « tempes en colère », ou sexe en érection. À éviter, kana :).
  • J’ai poursuivi mes tests de barbotine porcelaine + oxydes (fer rouge / jaune / noir / ocre jaune et rouge / manganèse), en appliquant cette fois des couches superposées de mélanges différents : ils ont lamentablement échoué sur la Fuji (effet sale et vert). La Noron rouge a absorbé à la cuisson les mélanges comme s’ils n’avaient pas existés . Un bol en Tpasta a bien réagi comme la cuisson 77 (effet pull nordique).
  • Comme j’aime vraiment le gel transparent 850 de Spectrum Glaze (application au pinceau agréable, uniforme, sans coulure, même sur pièce non biscuitée, vraie transparence et couleurs vives), j’ai testé une mono-cuisson en séchant les pièces auprès du poêle au préalable. Résultat concluant. Il faudrait vraiment qu’un fabricant européen propose un gel identique à un prix raisonnable.
  • Quand il fait vraiment froid près du four, que son pyromètre fait des siennes, et qu’on se réchauffe en s’activant au ménage à l’intérieur, et bien on surcuit (1050 !). Toutes les pièces en Fuji et le bol tpasta ont des reflets jaune-vert pisseux (qu’on ne voit pas sur le rouge du Noron) probablement dû à la cuisson trop haute de l’émail.
  • L’effet 赤青豹 (léopard rouge bleu) des bols Noron est chouette. J’aime les bols rouges. J’aimerai arriver à trouver la teinte chaleureuse, profonde (pas orange) que j’ai en tête.

11 janvier 2020 : cuisson 78 (propane 700°C et 1017°C)

La série ratée des paysages

  • Test de l’argile PCLI (grès à la fibre de papier, chamotte fine 30%) de www.sio-2.com : agréable à tourner et à trimmer mais rétraction très forte au séchage : ne convient pas à des formes non-linéaires rustiques. Plusieurs pièces fêlées à la cuisson : sans doute pas la meilleure des terres pour du raku et des chocs thermiques importants.
  • Tests de différents pieds de bol (triple / ume / travaillé / creux). Et tests de lèvres « ouvertes ».
  • sous-émaillage avec des barbotines de porcelaines (dans un petit pot à confiture, 2 noix de porcelaine, un tiers d’eau, 3 cuillères à café d’oxydes)  : oxyde de fer / teinte bleue et grise E-Z Stroke / porcelaine seule. Et sigilatta bleu de rakuvaria. L’effet d’abstraction de paysage de montagnes enneigées un beau jour avec nuage n’est pas concluant.
  • Emaillage avec de la CQ03 de Solargil au pistolet après un biscuit : impossible de voir si les pièces prenaient l’émail alors que pourtant le niveau dans le pistolet  baissait sensiblement. Ratage de ce dispositif. Application au pinceau pour deux pièces horribles. Seul le gel transparent canadien donne de bons résultats. Pas de bonnes craquelures à l’enfumage avec le CQ03 sensé être conçu pour les favoriser.
  • Sensation générale de déception pour une première cuisson de l’année. Seules les pièces hautes (« carrées ») seraient sauvables si elles n’avaient pas de défauts…