Candidature Résidence Kyôto

Daimonji

Au préalable

  1. Lire la description générale du programme de résidence pour en comprendre le cadre.
  2. Vérifier l’agenda pour connaître les prochaines périodes de résidence disponibles.
  3. Parcourir les témoignages des précédents résidents.

Périodes de résidence

Les deux périodes de résidence sont en général :
– Hiver (environ un mois) : janvier
– Eté (environ deux mois) : juillet – août

Critères de sélection

a) Laisser à quelqu’un les clés de sa maison pendant son absence requiert l’établissement d’un lien de confiance absolue. C’est, outre bien entendu la nature et le sérieux du projet, la capacité à pouvoir, dans votre communication avec moi, créer cette relation de confiance qui constituera le critère déterminant.
C’est possible : de précédents résidents que je n’ai jamais rencontrés en face à face y sont arrivés.

b) Ne seront retenus que les projets qui visent à honorer la beauté japonaise telle qu’on la trouve dans les arts traditionnels avec ses valeurs d’humilité, de bienveillance, d’élégance, d’harmonie, de raffinement, d’intemporalité.

Les travaux privilégiant provocation, tension, rudesse, grotesque, arrogance ou mode contemporaine (j’assume considérer les « installations » comme des impostures) ne correspondent pas à l’esprit de cette résidence.
Les univers artistiques ou les projets trop sombres, aussi talentueux soient-ils, ne seront également pas retenus.

c) La maison est incompatible avec la présence d’enfants (nombreux objets fragiles) mais les artistes et chercheurs peuvent y résider avec leur conjoint.
La maison est – strictement – non fumeur. Ce point est rédhibitoire. Les extérieurs et les alentours de la maison pareillement.

d)  Je ne répondrai simplement pas aux candidatures qui n’ont pas pris le temps de lire l’intégralité de cette page où il est clairement expliqué que ce projet n’a de sens que dans le soutien à la promotion de la beauté et de la culture traditionnelle japonaise. Si vous n’êtes pas capable de justifier d’un lien avec ce thème, inutile de candidater. Tout lien artificiel ou tout jargon sera rédhibitoire. Soyez bref, simple et concret.

Merci de ne pas candidater si votre profil est amateur (si votre intérêt pour le Japon relève d’un simple hobby à titre privé), si vous n’êtes pas sérieusement motivé, si vous ne rêvez pas grand, si vous n’avez pas d’idées précises sur le déploiement de votre temps de présence à Kyôto. Les candidatures « vacances découvertes économiques » pourront trouver éventuellement une solution dans le couchsurfing ou dans airbnb.

e) Les candidatures « je suis dessinateur (photographe) et souhaite croquer mes ballades et découvertes » ne répondent pas à l’esprit de la résidence. Il est difficile de s’imaginer Kyôto sans y avoir été une première fois, mais il est tout à fait possible de préparer un projet sérieux en rapport avec l’objectif de cette résidence, et pas simplement en touriste candide, en prenant le temps de lire des guides, des livres, en explorant sites, photos et vidéos sur le net. Ce travail de recherche préalable demande du temps.

f) Si vous pensez que votre projet fait sens avec celui de cette résidence, réfléchissez suffisamment à votre première prise de contact. N’envoyez pas votre message sous le coup d’une impulsion. Imaginez-vous dans la situation inverse, à recevoir des candidatures d’inconnus qui vous demande de leur remettre les clés de chez vous : dans votre présentation, qu’est-ce qui témoigne de votre sérieux, de votre parcours, du fait que vous êtes capables de suivre des consignes (un message truffé de fautes d’orthographe n’est pas bon signe), du fait que vous avez réfléchi et déjà effectué les recherches nécessaires pour trouver les lieux, contacts et activités qui justifient et cadrent votre voyage. Qu’est-ce qui témoigne du fait que vous savez à qui vous vous adressez et qui vous fait croire que vous pouvez établir une relation de confiance avec moi (si votre univers est vraiment trop éloigné du mien, les chances sont réduites à proportion).

Les candidatures me mettent personnellement dans une position très inconfortable de juge. J’ai horreur de cette position. Si je réponds à vos candidatures par la négative, parce qu’elles ne correspondent pas aux critères de la résidence, ou parce que le lien de confiance, créé par une communication fluide, n’arrive pas à s’établir, je vous en présente par avance mes excuses et vous souhaite le meilleur dans tous vos projets.

Avec le temps et des expériences pas toujours parfaites avec plusieurs résidents (certains se sont permis d’inviter des personnes chez moi sans me prévenir, d’autres n’ont pas été sincères sur leur profil, d’autres se sont montrés incroyablement légers avec les maîtres japonais avec lesquels je les avais mis en contact – ce que je ne ferai donc plus jamais), je suis devenu plus strict sur mes critères de sélection et préfère désormais laisser ma maison vide plutôt que d’avoir à me faire du souci pendant mon absence ou d’avoir à regretter la confiance donnée à mon retour. Prenez ce contexte en considération dans vos candidatures.

Comment candidater

Envoyez un mail (barbery@gmail.com), simple, court, concret, non jargonnant, contenant :

  1. Un lien vers un profil linkedin complet (parcours académique et professionnel) avec photo (il n’est pas possible de communiquer avec des fantômes). Si vous ne souhaitez pas créer un profil de ce type, un lien vers un fichier contenant les mêmes informations. Ne jamais attacher de fichiers à vos messages.
  2. Des liens vers une sélection de créations accessibles en-ligne (hors facebook) dont vous êtes fiers et qui témoignent de votre niveau.
  3. Les dates idéales et la durée idéale de résidence pour vous (qui peut être inférieure à la période disponible mais qui doit impérativement être comprise dans la période proposée).
  4. Une description précise et concrète de votre projet décrivant son lien avec les arts traditionnels japonais.
  5. Des informations précises sur votre niveau de japonais, vos éventuels précédents séjours, votre capacité à être autonome sur place.
  6. Les références des contacts qui vous aideraient sur place. Vous pouvez tout à fait n’avoir aucune connaissance, ni de Kyôto, ni du japonais mais vous devez expliquer comment vous comptez vous débrouiller pour votre projet. Si, pour prendre un exemple, vous souhaitez vous former à la calligraphie, vous devez détailler où, quand, comment; avec qui, et de quelle façon vous circonvenez au problème délicat de la communication avec les Japonais. Vous devez pouvoir me garantir que vous serez totalement autonome (par exemple en cas de pépin) afin que je n’ai pas à me soucier à distance de ce qui vous arrive.
  7. Des informations sur les modalités d’accompagnement de votre venue : qui vient avec vous (par exemple : profil du conjoint ou du binôme). A ce sujet, une précision importante : cette résidence d’artiste n’est pas une location où vous pourrez décider d’accueillir, profitant de l’occasion, famille et amis. Je suis le seul à décider qui entre chez moi. Une candidature en couple ou en binôme est rassurante car elle signifie que s’il vous arrive quelque chose, je dois moins m’en soucier que si vous êtes seul(e).
  8. Une estimation de votre budget (voyage, vie sur place, divers).
  9. Bonus : un lien vers une courte vidéo de quelques minutes (façon enregistrement webcam d’un vidéochat) reprenant les éléments ci-dessus

Exemples de projet correspondant à l’esprit de la résidence

Au fil du temps, je suis devenu plus exigeant sur la nature des projets. Je ne souhaite plus soutenir des projets de découvertes des lieux qui relèvent au fond du simple tourisme.
Ci-dessous des exemples correspondant à l’esprit de la résidence :

  • Suivre l’enseignement d’un maître (pour un projet qui ne se réduit pas à un hobby privé) : thé, nô, instrument de musique, poésie, encens, calligraphie, jardin, danse, artisanat traditionnel, etc.
  • Effectuer des recherches requérant la consultation de documents, de lieux ou d’œuvres situées à Kyôto ou la région proche.
  • Poursuivre un travail de traduction « in situ ».
  • Parfaire son apprentissage du japonais dans le cadre d’une recherche ou d’un objectif professionnel précis (littérature, sciences humaines, traduction).
  • Mise en place de relations avec des sensei pour leurs futures venues en France.
  • Temps lent pour la découverte et l’achat de matériel de techniques japonaises (mais uniquement si la candidature est de haut niveau).