36 Poètes illustres chinois – 三十六詩仙

07 – 李白 – Li Bai (Li Po) -り はく (701-762) : le symbole de la poésie chinoise

07 – 李白 – Li Bai (Li Po) –り はく 07 – 李白 – Li Bai (Li Po) –り はく - 実光院 - 201

Noms

pinyin : Lǐ Bái
ou Li Po (pinyin : Lǐ Bó), ou encore Li Taibai (chinois : 李太白 ; pinyin : Lǐ Táibái, 太白la planète Vénus, récit hagiographique où sa mère enceinte aurait fait un rêve d’une grande étoile blanche tombant du ciel)
Nom de plume : 古風

surnom : 詩仙 (origine de shisen ?)

« Vent des immortels, os du tao », l’immortel banni (謫仙人), poète-chevalier-errant (詩俠).

Vie

« Trois merveilles » : la poésie de Li Bai, l’escrime de Pei Min, la calligraphie de Zhang Xu-張旭

Disciple d’un ermite, Zhao Rui, sur le mont Emei (taoïsme, sensibilité à la nature).
Bon escrimeur précoce. Aurait tué  plusieurs hommes dès 20 ans.
Parle une langue non-chinoise.

Différentes pérégrinations. Apprécié de l’empereur Tang Xuanzong 唐玄宗 (Minghuang 明皇), l’un des plus longs règnes chinois, mécène. Renvoyé de la cour car un eunuque de haut rang aurait été offensé d’avoir eu à l’aider à retirer ses bottes (sales ? neuves ?) à la demande de l’empereur, et aurait poussé la concubine préférée (d’une beauté pleine, l’une des femmes les plus influentes de l’histoire chinoise) Yang Guifei – 楊貴妃 (よう きひ, Yô Kihi) à demander son départ (que le poète, dégouté de la cour, aurait réclamé également). La fin tragique de Yang Guifei (que l’empereur doit faire étrangler pour épargner sa propre vie : les soldats de sa garde attribuant à sa famille l’origine de la débacle et de la fuite) a inspiré de nombreux motifs japonais. Peut-être un thème du genji, un noh (楊貴妃) par Zenchiku. A Kyôto, le Sennyuji a un bâtiment dédié à Yô Kihi (l’une des trois beautés avec Cléopatre et Ono no Komachi)  représentée en Kannon. Yang Guifei est une beauté « bien en chair », à l’opposé de Zhao Feiyan (趙飛燕, l’hirondelle volante), réputée pour sa taille fine (環肥燕瘦, Huan la replète et Fei la fine).

Rebellion de An Lushan (père Sogdien, mère turque, adoptée par Yang Guifei, assassiné par son fils) et guerre de succession. Arrêté et condamné.

Le mythique général Guo Ziyi qu’il avait sauvé de la cour martiale des années auparavant intervient pour demander son pardon en proposant son titre officiel en échange de la vie de Li Bai.

Sera condamné à l’exil au Yunnan mais ne s’y rendra que lentement (avant son pardon).
Se marie quatre fois.
D’après la légende, il est mort alors que, ivre sur un bateau, il a voulu attraper le reflet de la lune dans l’eau.

Poésie spontanée, mêlant rêve et réalité : alcool, femmes, nature sauvage. Majorité de poèmes dans le style ancien (contrairement à Du Fu qui explore les formes régulées modernes).

Symbole de la poésie chinoise : son portrait figure sur la couverture du Pléiade.

Poème du Shisendô

大雅久不作
吾衰竟誰陳
王風委蔓草
戦国多荊榛
竜虎相啖食
兵戈逮狂秦
正声何微茫
哀怨起騒人

Français

La dignité du 大雅 Da Ya dans la Classique de la Poésie a décliné
Qui d’autre va le ranimer si je m’en désintéresse?
La tradition des Odes de Wang a été abandonnée dans les mauvaises herbes
A l’âge des Royaumes combattants, il y eut beaucoup de taillis et d’épines (1)
Comme si les dragons et les tigres se dévoraient,
Les guerres continuèrent jusqu’à l’âge de la brutale dynastie Qin (2)
A cette époque, la poésie légitime avait presque disparu
Et cela vit naître Qu Yuan, qui écrivit de tristesse et d’amertume (3).

  • 1 Référence aux poèmes écrits à cette époque.
  • 2 Référence à l’autodafé et l’enterrement des érudits par le Premier empereur de la dynastie de Qin.
  • 3 Référence à un poème intitulé Li Sao (La Lamentation).

Cette poésie, qui apparaît dans la plupart des anthologies, témoigne de son esprit et ses aspirations. Le Shijing (Classique des vers) est composé de 305 poèmes répartis en 4 catégories. « Da ya » est la troisième, celle des odes majeurs (poèmes 235 à 265). Confucius dit de ce livre « il n’y a pas de mauvaise pensée en elle ».  L’expression japonaise « 無邪気 » vient de là.

日本語

『詩経』の大雅のような高風は衰え
自分が老衰すれば、他に誰が再興しようか
王風は雑草におおわれたごとくに衰え
戦国時代には雑木のごときつまらぬ詩が多い
竜や虎がたがいに相手の肉を喰うごとく
兵乱は凶暴な秦の時代にまでおよんだ
こうしてこの間、詩の正統はなきがごとき状態となり
哀怨の情を訴えた詩人、『離騒』の作者屈原が出たのみである

この詩は李白の詩集のほとんどに載せられ、李白の意気を示す。『詩経』は約三百篇から成り、孔子はその詩集を「思い邪なし」と言った(「無邪気」の語はこれより)。うち三分の二が国風(地方の詩)、その他が「雅」(大雅と小雅に分けられる)である。
http://blogs.yahoo.co.jp/yama1025katu/44653715.html

English

The dignity of the Da Ya in the Classic of Poetry has declined
Who else will revive it if I decay?
The tradition of the Odes of Wang has been abandoned in the weeds
In the Age of the Warring States there grew many copses and thorns *1
As if dragons and tigers devoured each other,
Wars continued until the age of the brutal Qin dynasty *2
At that time legitimate poetry had almost vanished
And it only gave birth to Qu Yuan, who wrote of sorrow and bitterness.*3

  • 1. Refers to dull poems written in the Age.
  • 2. Refers to the supposed burning of books and burying of scholars by the First Emperor of the Qin dynasty of ancient China.
  • 3. Refers to a poem titled Li Sao (The Lament).

This poetry, which appears in most of his anthologies, shows his spirit and high aspirations. The Shijing (Book of Songs) is composed of about three hundred poems, and Confucius said “there is no evil thought in it.” The Japanese word “無邪気” comes from this. Da Ya is one of the third category of the Book of Songs.


Autre poème

Poème le plus connu (appris par tous les enfants en Chine et chanté en shigin)

静夜思          Pensées d’une nuit paisible
床前明月光  La lumière de la lune baigne mon chevet「看月光」
疑是地上霜  Comme si elle en couvrait le sol de givre
舉頭望明月  La tête aux étoiles je contemple la lune claire「望山月」
低頭思故鄕  puis baissant les yeux je songe au lieu où je suis né
(Tangshi VII. 1. no 233)

Références

Paire

04 – 李白-Li Bai & 杜甫-Du Fu

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